Triste incident. Le décès accidentel d’une porteuse de marchandises, mercredi dernier, au poste frontière de Bab Sebta « Tarajal II », a de nouveau ravivé les critiques des défenseurs des droits de l’homme qui appellent à mettre fin aux dysfonctionnements, aux dépassements et à l’humiliation dont font l’objet les personnes qui s’adonnent à la contrebande comme « seul moyen de subsistance ».

Le président de l’Observatoire du nord des droits de l’homme, Mohamed Benaïssa, a relevé que le passage a enregistré le 7ème cas de décès depuis son inauguration en 2017, déplorant que « des femmes passent toute une nuit dehors dans une situation extrêmement difficile et exercent un métier comportant toutes les sortes de tortures psychiques et physiques et portant atteinte à leur dignité ».

« L’Etat n’a pas pu, à ce jour, trouver une solution à ces porteuses », a ajouté Benissa dont les propos ont été relayés par Hespress, estimant que cette situation porte atteinte à l’image du pays.

Il a, en ce sens, fait savoir que la presse étrangère parlent de plus en plus des problèmes que pose ce passage frontière, appelant à une « solution radicale à cette situation ».

A cet égard, il appelé à la création d’opportunité de travail et au développement de la région en allouant de ressources importantes, soulignant l’importance de la création d’une zone industrielle au port de Tanger et de la promotion d’un tourisme alternatif.

Une femme âgée de 48 ans est décédée, mercredi matin, après sa chute au passage de Tarajal 2 alors qu’elle tentait d’entrer dans la ville occupée de Sebta.

Selon l’agence de presse espagnole, la femme est tombée d’un rocher près d’un hôtel à l’extrémité nord de la ville de Fnideq dans la zone frontalière, précisant que la victime a été évacuée vers l’hôpital après sa chute, mais que rien n’a pu être fait pour la sauver.

Pour sa part, l’Association des droits de l’homme en Andalousie a exprimé dans un communiqué son indignation suite au décès de Fatima Bouchra, faisant savoir que la victime souhaitait faire ses besoins, ce qui l’a poussée à aller dans la zone où elle est décédée, dénonçant l’absence de toilettes pour les plus de 2000 personnes qui transitent quotidiennement par ce passage et y passent de longues heures.

Article19.ma

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