Une sortie médiatique musclée. Le premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaire (USFP), Driss Lachgar, a estimé que « la vague rétrograde qui s’est emparée des institutions de gestion des affaires publiques a mis fin à tous les rêves nés au lendemain de la constitution de 2011, en ce sens que la situation a enregistré des déséquilibres au niveau des rapports de force en favorisant des courants conservateurs populistes ».

« Toutes les personnes impliquées dans le projet de gauche sont invitées à agir pour rattraper ce qui a été perdu, en particulier au niveau de la question de la femme, qui est centre des projets sociétaux », a ajouté Lachgar, dont les propos ont été relayés par Hespress.

Le dirigeant socialiste, qui s’exprimait lors d’une rencontre sur la représentation politique des femmes, a souligné « l’importance des initiatives prises par l’USFP tout au long de son histoire sur la question de la femme », louant au passage l’action entreprise par l’ancien ministre Saïd Saadi, qui a « résisté face aux défis ».

« Le Plan national pour l’intégration des femmes dans le développement a fait l’objet d’une grande confrontation, a ôté le véto sur de nombreuses questions et a également permis de réaliser plusieurs acquis comme la loi sur la nationalité, l’adoption, l’état civil, le code du travail et autres », a-t-il souligné, relevant que « malgré toutes ces réalisations la représentation des femmes reste insuffisante ».

Le premier secrétaire du parti de la rose a estimé que « l’on ne rend pas justice à la femme, bien qu’elle soit meilleure que l’homme dans de nombreux domaines ».

Il a relevé que « tous les efforts déployés au niveau de l’État ne le sont pas au sein des directions des syndicats et des partis politiques », regrettant la limitation du quota aux questions d’accès aux postes ministériels et au Parlement sans sa généralisation à tous les aspects de la vie sociale.

+ Mettre fin à « l’opportunisme », à « la peur » et à « l’hypocrisie » +

Lachgar a ainsi appelé à « imposer dans les conseils élus le quota d’un tiers de femmes » et à faire du principe du quotas « une règle juridique », notant que la modernisation de la société « est nécessaire pour améliorer la situation et la présence de la femme ».

Le dirigeant de l’USFP a enfin appelé à la constitution d’un front de gauche pour mettre fin à « l’opportunisme, à la peur et à l’hypocrisie », mettant en garde contre ceux qui « mènent une certaine vie et en appelle à une autre au sein de la société », en allusion aux islamistes. 

Article19.ma

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