Vigilance. Les services de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) ont réagi à la publication d’un poste sur les réseaux sociaux, illustré d’images montrant des personnes avec de graves blessures et des ecchymoses soi disant dues à des agressions physiques commises récemment au Maroc.

En fait, en fait entre la vérité des faits et le mensonge se creuse l’abîme de l’ignorance et l’incrédulité des gens.

Dans un communiqué rendu public, une source policière a souligné que la réaction des services de la DGSN à ces images s’inscrit dans le contexte de son engagement ferme à lutter contre toutes les formes de criminalité, contre les fausses nouvelles et contre les tentatives visant à affecter le sentiment de sécurité des citoyens.

Les analyses techniques et les enquêtes sur le terrain, menées à ce sujet par les services de la police, ont confirmé qu’il s’agit d’anciennes images relatives à des délits ou à des actes criminels dont les auteurs avaient déjà été arrêtés par les services de sécurité et traduits devant la justice, précise la même source.

1ère photo :

La première photo montre une jeune fille vêtue d’un tablier blanc avec une plaie au niveau du visage. L’expertise technique a révélé qu’elle avait été publiée pour la première fois le 18 mai 2014, soit il y a plus de cinq ans. Il s’agit d’une agression physique commise par un délinquant contre une élève dans le quartier de Hay Hassani à Casablanca, à cause d’un différend, et qui a été traduit en justice pour coups et blessures volontaires à l’arme blanche. La même source a ajouté que cette photo était utilisée, par la suite, à chaque fois qu’il y avait une agression physique contre une fille.

2ème photo:

En ce qui concerne la deuxième image montrant une jeune fille avec une plaie au nez et à la joue droite, les recherches ont révélé qu’il s’agit d’une victime de nationalité syrienne qui avait été agressée physiquement en Jordanie par un suspect jordanien, que cette affaire n’a rien à voir avec le Maroc et que sa circulation sur les réseaux sociaux a but de porter atteinte au sentiment de sécurité des citoyens.

3ème photo:

La troisième photo montrant les blessures sur la partie supérieure du corps d’une femme a été publiée pour la première fois le 26 septembre 2016, il y a plus de trois ans. Elle concerne l’agression dont a été victime le candidat d’un parti politique à Fès pour une affaire liée à un litige électoral. Les personnes impliquées dans cette agression ont été arrêtées et traduites en justice.

4ème photo:

En ce qui concerne la quatrième photographie montrant une fille avec un pansement sur le visage, les informations contenues dans les documents judiciaire et de la police indiquent qu’il s’agit d’une victime d’une agression de la part d’une personne avec laquelle elle entretenait une relation illégitime, une affaire qui a été traitée par les services de la police de Fès en août 2017 en ce sens que le suspect a été arrêté et traduit en justice, qui l’a condamné à une peine de prison ferme.

5ème photo:

Pour ce qui est de la cinquième photo montrant un vieil homme blessé au visage, l’expertise technique a confirmé qu’il s’agit d’une agression résultant d’un différend et non pas commis pour un vol par un mineur de 15 ans contre un commerçant à Kenitra que la brigade des mineurs de la police judiciaire a arrêté et traduit devant la justice en début du mois en cours.

6ème photo :

Quant à la photo montrant un policier portant l’ancien uniforme de la police et présentée comme la victime d’une agression à l’arme blanche, les investigations menées au niveau de la préfecture de la sûreté de Casablanca ont révélé qu’il s’agit d’une image qui remonte à janvier 2016 d’un agent qui était en service au poste du marché de gros et qui a été percuté par le conducteur d’un véhicule après avoir refusé de se conformer au contrôle de sécurité.

7ème photo:

Concernant la septième image du conducteur d’un autobus de transport urbain avec des traces de sang au niveau du visage, l’expertise et les investigations ont montré qu’il s’agit d’actes de vandalisme accompagnés d’agressions volontaires commis le 24 juin 2017 à Kenitra par une personne souffrant d’un trouble mental, incident que les services de la DGSN ont traité sous la supervision du ministère public compétent.

La source de la DGSN a, enfin, souligné que les services de la police enquêtent sur l’ensemble des images des crime publiées comme étant des informations sur des actes criminels présumés en les soumettant à une expertise technique en plus d’investigations sur le terrain afin d’en vérifier la véracité, d’en déterminer le lieu et la date et d’en identifier les auteurs et les victimes, un travail qui demande un grand effort et un certain temps surtout que la plupart de ces images sont anciennes ou fournissent des informations omettant les interventions policières sur la voie publique.

La même source a également appelé toute personne qui détient des enregistrements relatifs à des actes criminels de les transmettre aux services de la police afin de les utiliser dans leurs investigations pour identifier les victimes et les suspects, car leur publication directement sur les réseaux sociaux donne davantage de travail à la police judiciaire, qui doit d’abord vérifier la véracité de l’enregistrement et déterminer la date et le lieu de sa publication. Ce qui offre au suspect un temps supplémentaire pour s’échapper et de se soustraire à toute responsabilité pénale, comme ce fut le cas récemment dans le cas d’une agression physique contre le propriétaire d’un café, ou encore dans le cas de l’agression commise par un homme contre son ex-femme à Berrechid.

Le responsable a, enfin, relevé que les médias n’ont pas publié ces images mais uniquement des internautes sur les réseaux sociaux ce qui ce qui montre clairement que la presse marocaine est engagée dans la lutte contre les fausses informations qui portent atteinte au sentiment de sécurité chez les citoyens.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.