Le ministère de la Culture et de la Communication – que je n’ai à aucun moment cité dans mon article relatif aux travaux du revêtement du parvis du théâtre Mohammed V, (voir site: Article19.ma), m’a envoyé une « Mise au point », signée, madame Sara Lafgui Titouani, la conseillere principale et bien écoutée de son ministre Mohamed Laaraj à qui je rappelle que les travaux pour rénover les toilettes, refaire la peinture de quelques bureaux et couloirs, ainsi que le remplacement des vitres, des fenêtres ( en très bon état), et le changement des 1700 sièges par d’autres, moins beaux, ont été effectués sous son prédécesseur, le chaleureux et sympathique Mohammed Amine Sbihi.

Quant à la sonorisation, qui n’est toujours pas au point, avec ses gigantesques hauts parleurs installés de chaque côté de la scène est une insulte à l’esthétique théâtrale. Aussi les équipements d’éclairage demeurent insuffisants et indignes de ce grand THÉÂTRE MOHAMMED V, dont l’architecture n’a aucun lien, que ce soit de près ou de loin, avec le style Artdeco. C’est une bâtisse ordinaire avec une façade ordinaire qui rappelle les devantures des grands magasins européens comme Monoprix.

Cette « Mise au point » de la conseillère du ministre n’aurait jamais été rédigée si les zélés courtisans de Laaraj à qui j »ai toujours écrit de se méfier des leches-cul, avaient un tantinet d’ l’humour. Hélas ! Bureaucrates, Incultes et incompétents, ils fonctionnent aux courbettes pour soutirer des privilèges. Si mon article avait été titré : LA CULTURE CLOCHE VRAIMENT CHEZ NOUS », au lieu de « LA CULTURE BOITE VRAIMENT CHEZ NOUS », l’idée de réagir n’aurait même pas effleuré l’esprit de ces pauvres cloches à l’image d’un certain Abdelaziz qui, ayant été délégué par son ministre Laaraj pour le représenter à la mascarade appelée « Journée nationale du cinema marocain », a suivi, tête baissée, le directeur du CCM Sarim Fassi Fihri qui s’etait levé pour quitter la salle au moment où j’allais prendre la parole.

Le ministre Mohamed Laaraj à qui j’ ai écrit et envoyé plusieurs lettres n’a jamais daigné répondre à une seule de mes nombreuses lettres. Ses collaborateurs le savent, et à leur tête Sara Lafqui Titounai
Voici une lettre que j’ai écrite et envoyée, le 18 septembre 2018, (bientôt une année), à monsieur Laaraj, ministre de la Culture et de la Communication. Une copie de la lettre a été également envoyée à monsieur Mohamed Benhssain, directeur du théâtre Mohammed V.

ABSENCE D’UNE VÉRITABLE POLITIQUE THÉÂTRALE

Cher ministre,

Le devoir de voir notre pays avancer culturellement, et le Théâtre National Mohammed V remplir et réussir son véritable rôle au service de la grande création théâtrale, m’incombe de vous dire que les Instituts Français ainsi que les Centres Culturels, le Cervantes, le Goethe Institut, Dante et le British Institut, ont déjà bouclé leurs programmes culturels pour la rentrée scolaire qui commence dès la deuxième semaine du mois de septembre prochain.

Lorsque je demande au directeur du théâtre Mohamed V où en est sa programmation théâtrale et culturelle pour la rentrée prochaine, il ne peut rien dire ni préciser à ce sujet car il sait qu’il est un fonctionnaire gestionnaire qui ne peut rien entreprendre, sachant qu’il peut à tout moment recevoir des instructions.

Un vrai directeur de théâtre est un homme , ou une femme, tous deux devant être habités par une vision créatrice au service de la création.

Hélas , depuis plus de onze ans qu’il est directeur du Théâtre Mohammed V, ce très gentil et sympathique monsieur Mohamed Benhssain n’a jamais voulu grandir pour pouvoir braver la routine en prenant l’initiative de produire une seule grande oeuvre théâtrale. Monsieur Mohamed Benhssain n’a pas envie de grandir. Il se sent heureux dans sa routine qui est un frein pour la création théâtrale. Je souhaite, monsieur le ministre de la Culture et de la Communication, que vous puissiez mettre un terme à la routine qui gangrène la marche vers le progrès, en oeuvrant à l’instauration d’une belle politique théâtrale pour le Théâtre national Mohammed V. Une belle politique théâtrale, basée sur l’intelligence et la créativité. Il est maintenant temps que le Théâtre Mohammed V cesse de fonctionner comme une boîte privée, ouverte pour n’importe qui, qui vient y présenter du n’importe quoi. Puisse la prochaine rentrée théâtrale porter la griffe ML (Mohamed Laaraj) car Mohammed Benhssain, le très gentil et serviable directeur du théâtre Mohammed V n’a pas de griffes.

Bien à vous.

Nabyl Lahlou

Article19.ma

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