Une disparition subite qui a suscité des interrogations et des spéculations. Le directeur de l’Autorité égyptienne de réglementation nucléaire et radiologique, le scientifique égyptien Abou Bakr Abdel Moneim Ramadan, est « décédé subitement » jeudi à Marrakech alors qu’il assistait à une conférence scientifique depuis le début du mois à l’invitation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon les médias égyptiens.

Alors que les premiers résultats de l’autopsie ont conclu à « un accident cardiaque » ni plus ni moins, certains journaux « égyptiens » sont allés vite en besogne pour dire que les causes de la mort du scientifique restent « un mystère ».

Dans une déclaration au quotidien Al-Masry Al-Youm, l’ambassadeur d’Egypte au Maroc, Ashraf Ibrahim, a indiqué que Ramadan a eu « un malaise » pendant la conférence de Marrakech et a demandé la permission d’aller dans sa chambre à l’hôtel. Puis sentant s’aggraver son malaise, Ramadan en a informé la direction de l’hôtel, qui a alerté le comité d’organisation de la conférence et ce avant qu’il ne soit ensuite « transféré dans une clinique où il est décédé. »

Selon l’ambassadeur, les autorités marocaines ont ordonné l’autopsie du corps dont les résultats préliminaires, obtenus vendredi, ont révélé que « le décès de Ramadan était dû à une crise cardiaque. »

+ Ramadan était chargé d’étudier les effets potentiels des réacteurs nucléaires de Bushehr en Iran et de Dimona en Israël +

Toutefois, selon le site Egypt today, la mort du scientifique reste un mystère parce qu’il était à la tête du réseau national égyptien d’observatoires des rayonnements au sein de l’autorité de régulation nucléaire et radiologique égyptienne.

Des sources médicales ont indiqué au site d’infoelations Egypt Today, que Ramadan avait ressenti « des crampes d’estomac » avant d’être transféré à une clinique privée où il est décédé, ajoutant que des prélèvements sanguins ont été envoyés à un laboratoire médical de Casablanca afin de déterminer « si le décès a été causé par un empoisonnement. »

Ramadan avait déjà participé à des réunions officielles avec les ministres arabes de l’environnement en 2014 et avait été chargé, avec d’autres experts, en 2015, d’étudier les effets potentiels des réacteurs nucléaires de Bushehr en Iran et de Dimona en Israël.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.