Par Chaimae Mohamed

Vahid Halilhodzic n’est pas un inconnu dans le monde du football au Maroc. Il avait entraîné le Raja de Casablanca entre 1997 et 1999, période au cours de laquelle les Aigles Verts ont été sacrés champions d’Afrique.

Le début était du Maroc

Fort de deux années d’expérience au Raja de Casablanca, Vahid Halilhodzic a entamé ainsi sa carrière d’entraîneur, qu’il a ensuite poursuivie en France successivement à Lille, à Rennes et au Paris Saint-Germain.

En 2008, l’entraîneur franco-bosniaque a été engagé par la Côte d’Ivoire pour diriger les éléphants, mais l’expérience n’était pas « heureuse ». Sous la direction de Vahid Halilhodzic, les éléphants se sont qualifiés à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations, mais les vents ont tourné contre Vahid et le public ivoirien. Les éléphants ont quitté la compétition en quarts de finale après avoir été éliminés par les Verts algériens 2-3, ce qui a provoqué la colère des Ivoiriens qui ont exigé le départ de Vahid Halilhodzic, qui a quitté l’Afrique pour entraîner en Croatie le Dinamo de Zagreb.

Il a passé près d’un an à Zagreb avant de retourner en Afrique du Nord pour entraîner les verts algériens en vertu d’un contrat de trois ans. Après l’Algérie, Vahid a rejoint la Turquie pour le club de Trabzonspor, puis le Japon pour diriger sa sélection, puis la France pour entraîner le FC Nantes dont il avait porté le maillot d’attaquant entre 1981 et 1985.

Une tâche difficile attend Vahid

Après deux décennies, Vahid Halilhodzic est revenu au Maroc, mais cette fois-ci pour succéder à Hervé Renard à la tête des Lions de l’Atlas. S’adressant à la presse hier, Vahid a estimé qu’entraîner l’équipe nationale marocaine est « grand honneur et une grande responsabilité », d’autant que la Fédération royale marocaine de football a lié son contrat à la réalisation d’objectifs clairs. Au premier plan de ces objectifs, l’équipe nationale du Maroc sous la direction de Vahid Halilhodzic doit atteindre les demi-finales de la Coupe d’Afrique des Nations prévue au Cameroun en 2021, se qualifier à la Coupe du monde 2022, qui se déroulera au Qatar, et remporter le titre de la CAN 2023.

Pour atteindre ces objectifs, la Fédération royale marocaine de football a fixé à 80 000 euros le salaire mensuel de l’entraîneur franco-bosniaque.

Sa double nationalité et sa ville natale, Jablanica, montrent qu’il a dû traverser de nombreuses épreuves. Il a vécu la guerre de Bosnie-Herzégovine, durant laquelle il s’est tiré une balle par erreur. De même qu’il a reçu des menaces de mort pendant la guerre civile entre Bosniaques et Croates le contraignant à quitter Mostar avec sa famille avant d’apprendre la destruction de sa maison, sa réduction en poussière et de savoir qu’il venait d’échapper à la mort.

Article19.ma

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