Marché de l’emploi. Entre le deuxième trimestre de l’année 2018 et la même période de 2019, avec une création de 132.000 emplois en milieu urbain et une perte de 125.000 en milieu rural, l’économie nationale a créé 7.000 postes d’emploi, contre une création de 117.000 une année auparavant.

Ces nouveaux postes d’emploi résultent, d’une part, des créations de 167.000 emplois par les « services » et de 43.000 par l’ »industrie y compris l’artisanat » et d’autre part, des pertes de 176.000 emplois dans le secteur de l’ »agriculture, forêt et pêche » et de 27.000 dans celui des BTP.

Dans ce contexte, avec une baisse de 84.000 personnes en milieu urbain et une hausse de 7.000 en milieu rural, le nombre total de chômeurs a reculé, entre les deux périodes, de 77.000 personnes au niveau national, s’établissant à 1.026.000 chômeurs.

Le taux de chômage est ainsi passé de 9,1% à 8,5% au niveau national. Il a baissé de 13,7% à 12,4% en milieu urbain et s’est accru de 3% à 3,3% en milieu rural. Les baisses les plus importantes ont été relevées parmi les personnes ayant un diplôme (-1,4 point), les adultes âgés de 25 à 34 ans (-0,9 point) et les jeunes de 15 à 24 ans (-0,8point).

De son côté, la population sous-employée s’est établie à 999.000 personnes. Le taux de sous-emploi a baissé de 0,6point, passant de 9,6% à 9% au niveau national ; de 8,7% à 7,8% en milieu urbain et de 10,6% à 10,5% en milieu rural.

Légère baisse des taux d’activité et d’emploi

Au deuxième trimestre de 2019, la situation du marché de travail a été marquée par une poursuite de la baisse des taux d’activité et d’emploi. La population en âge d’activité (15 ans et plus) s’est accrue, par rapport au deuxième trimestre de 2018, à un rythme plus important (+1,6%) que celui de la population active (-0,6%).Le taux d’activité a, ainsi, reculé de 47% à 46% (-1 point) entre les deux périodes. Il a baissé de 41,6% à 40,9% en milieu urbain (-0,7 point) et de 56,7% à 55,3% en milieu rural (-1,4 point).Entre hommes et femmes, l’écart des taux d’activité est de 47points, respectivement 69,8% et 23%.

Le volume de l’emploi s’est accru de 7.000 postes, résultant d’une création de 132.000 en milieu urbain et d’une perte de 125.000 en milieu rural, contre une création de 117.000 postes une année auparavant (entre le 2ème trimestre de 2018 et celui de 2017).

L’emploi rémunéré a enregistré une création de 53.000 postes au niveau national, résultant d’une création de 128.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 75.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré, constitué d’environ 98% aides familiales, a, quant à lui, connu une perte de 46.000 postes, conséquence d’une création de 4.000 en zones urbaines et d’une perte de 50.000 en zones rurales.

Le taux d’emploi a connu une baisse, au niveau national, de 42,8% à 42,1% . Il a reculé de 55% à 53,5% en milieu rural alors qu’il a stagné à 35,9% en milieu urbain. Entre hommes et femmes, l’écart des taux d’emploi est d’environ 44 points, respectivement 64,6% et 20,4%.

Figure 1 : Créations nettes d’emplois entre les deuxièmes trimestres de 2018 et 2019 selon le milieu de résidence

Contribution sectorielle à la création nette d’emploi

Entre le deuxième trimestre de 2018 et la même période de 2019, le secteur des « services » a créé 167.000 postes d’emploi, 132.000 en milieu urbain et 35.000 en milieu rural, contre une création annuelle moyenne de 50.000 postes au cours des cinq dernières années. Ces nouveaux postes ont été créés principalement par les branches de « commerce de détail hors magasin » avec 33.000 postes, des « services personnels et domestiques » (31.000), de « transport entrepôts et communication » (26.000) et de « restauration et hôtellerie » (22.000).

De son côté, le secteur de l’ »industrie y compris l’artisanat » a créé 43.000 postes d’emploi, 21.000 en milieu urbain et 22.000 en milieu rural, contre une création annuelle moyenne de 18.000 postes au cours des trois dernières années. Ces nouveaux postes ont été créés principalement par la branche de « textile bonneterie et habillement » avec 21.000 postes et des « industries alimentaires et de boissons » (9.000).

En revanche, le secteur de l’ »agriculture forêt et pêche », a perdu 176.000 postes d’emploi, 170.000 en milieu rural et 6.000 en milieu urbain, contre une création annuelle moyenne de 38.000 postes durant les deux dernières années et une perte de 175.000 en 2016.

Le secteur des BTP a perdu 27.000 postes d’emploi au niveau national, 15.000 en milieu urbain et 12.000 en milieu rural, contre une création annuelle moyenne de 22.000 postes au cours des trois dernières années.
Figure 2. Créations nettes d’emploi entre les deuxièmes trimestres de 2018 et 2019 par secteur d’activité économique et milieu de résidence.

 

Léger recul du chômage

Avec une baisse de 84.000 personnes en milieu urbain et une hausse de 7.000 en milieu rural, le nombre total de chômeurs a reculé de 77.000 personnes au niveau national, passant de 1.103.000 à 1.026.000 personnes. Le taux de chômage est, ainsi,passé de 9,1% à 8,5% au niveau national. Il a connu une baisse de 13,7% à 12,4% en milieu urbain et une hausse de 3% à 3,3% en milieu rural.

Les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les personnes ayant un diplôme (-1,4 point), les adultes âgés de 25 à 34 ans (-0,9 point) et les jeunes âgés de 15 à 24 ans (-0,8 point). En revanche, les hausses les plus importantes ont été enregistrées parmi les personnes âgées de 45 ans et plus (+0,3 point) et les femmes rurales (+0,2 point).

Les taux de chômage les plus élevés sont relevés, en particulier, parmi les femmes (11,3% contre 7,5% parmi les hommes), les jeunes âgés de 15 à 24 ans (22,3% contre 6,5% parmi les personnes âgées de 25 ans et plus) et parmi les détenteurs d’un diplôme (15,1% contre 2,6% parmi les personnes n’ayant aucundiplôme).

Figure 3 : Evolution du taux de chômage entre les deuxièmestrimestres de 2018 et 2019 parmi certaines catégories de la population (en %).

Le taux de chômage est de 12,3% parmi les personnes ayant un diplôme de niveau moyen et de 20% parmi les détenteurs d’un diplôme de niveau supérieur. Il atteint ses niveaux les plus élevés notamment parmi les diplômés de la spécialisation professionnelle avec (26,1%) et les lauréats des facultés (22,3%).

Figure 4 : Evolution du taux de chômage entre les deuxièmes trimestres de 2018 et 2019 selon le diplôme (en %)

Un chômage de longue durée et de première insertion 

Environ 6 chômeurs sur 10 (60,6%) sont à la recherche de leur premier emploi (54% parmi les hommes et 73,6% parmi les femmes). Sept chômeurs sur 10 (70,2%) sont à la recherche d’un emploi depuis une année ou plus (65% parmi les hommes et 80,6% parmi les femmes) et 22,9% des chômeurs se sont retrouvés en situation de chômage suite au licenciement ou à l’arrêt de l’activité de l’établissement employeur.

En outre, 6,5% des chômeurs, totalisant 67.000 personnes, sont découragés par la recherche active d’un emploi. Ils sont à environ 92% citadins, à 60% masculins, à 54% jeunes âgés de 15 à 29 ans et à 83% diplômés.

Baisse du sous emploi 

Le volume des actifs occupés en situation de sous-emploi a baissé, entre le 2ème trimestre de 2018 et la même période de 2019, de 1.064.000 à 999.000 personnes au niveau national, de 520.000 à 476.000 personnes dans les villes et de 544.000 à 523.000 dans la campagne. Le taux de sous-emploi est ainsi passé de 9,6% à 9% au niveau national, de 8,7% à 7,8% en milieu urbain et de 10,6% à 10,5% en milieu rural.

Figure 5 : Evolution du taux de sous-emploi entre les deuxièmes trimestres de 2018 et 2019 parmi certaines catégories de la population active occupée (en %).

La population active occupée sous employée est en majorité masculine avec 87,2%, rurale (52,3%), âgée de 15 à 29 ans(38,8%) et diplômée (47%).

Près de 8 actifs occupés en situation de sous emploi sur 10 (82,2% ou 822.000 personnes) exercent un emploi rémunéré(81%parmi les hommes et 91,4% parmi les femmes). Par ailleurs, 2 actifs occupés sous employés sur 3 (66,4% ou 663.000personnes) sont dans cette situation pour des considérations liées à l’insuffisance du revenu ou à l’inadéquation entre la formation et l’emploi exercé (68,2%parmi les hommes et 54% parmi les femmes).

Article19.ma

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