Si la version du site Adar est bien correcte, c’est la hache de guerre qui a été déterrée par le vieux leadership du PAM. Le fil de l’histoire: une semaine seulement après le « dîner politique » du « Courant de l’Avenir » du Parti authenticité et modernité (PAM) chez Abdelkrim Choukri, une des notabilités de Dar Bouaaza et président de cette commune dans les environs de la capitale économique, l’autre courant PAMiste, mené par Benchamach, a répliqué par un « dîner-débat », dimanche à Casablanca, au domicile du parlementaire Abdelkrim Chafiq, un notable d’Ouled Haddou.

« Le dîner-débat » a été marqué par la présence de plus de 90 personnes, dont le secrétaire général du PAM Hakim Benchamach et certains anciens secrétaires généraux du parti comme Hassan Benaddi et Mohamed Cheikh Biadillah en plus de plusieurs membres du bureau politique dont Khadija El kour et El Mahrachi, alors que Mustapha Bakkoury a suivi la discussion par téléphone à partir des Etats Unis où il est en mission, selon le site casablancais adare.ma.

Ont également été présents à ce dîner 33 parlementaires des régions de Casablanca et de Rabat et 20 présidents de communes et de nombreux élus de la capitale économique alors que se sont absentés certains noms connus comme le parlementaire Said Naciri, Abderrahim Bendou, Mohamed Ghayate, Abdelkrim Choukri et le secrétaire local du parti Salaheddine Abou Ghali bien qu’ils étaient conviés et ont confirmé leurs présence à cette rencontre.

Selon certaines sources, ces derniers sont revenus sur leur décision d’assister à cette rencontre avant de mener une campagne visant son échec. Les mêmes sources ont même rapporté qu’Abou Ghali a déconseillé à certains conseillers d’assister à cette rencontre en présence d’un secrétaire général du parti qui ne répond pas aux appels téléphonique du ministre de l’intérieur.

+ « Ces parasites qui cherchent à nous diviser » + 

Chafiq Abdelhak, qui est à l’origine avec le parlementaire Ahmed Brija de ce grand nombre de présents au dîner-débat, a indiqué au site adare à propos des absents que son domicile était ouvert à tous et qu’il est « très content que certains éléments de la mafia ne l’ait pas souillé ».

Il a ajouté que la dynamique que connaît actuellement le parti est « très positive et va remuer la mare, car la stagnation de l’eau la fait pourrir et attire les insectes ».     

Intervenant lors de cette rencontre, Benchamach a indiqué qu’il a recensé 20 discours royaux dans lesquels le roi a imputé, au cours des dernières années, à la classe politique, dont fait partie le PAM, la responsabilité du développement du pays, ajoutant que « nous, en tant que partis, nous n’avions pas le courage, moral et politique, de donner une impulsion qui soit au niveau des efforts déployés par SM le roi pour faire progresser le pays ».

De son côté, Hassan Benaddi a estimé que les luttes internes au sein du PAM ne sont pas entre un courant qui voudrait organiser le congrès national du parti en juillet et un autre qui souhaiterait sa tenue en octobre prochain, mais plutôt contre « un courant mafieu » lequel cherche à se cacher derrière le parti pour se prémunir des poursuites judiciaires.

Benaddi n’a toutefois cité aucun nom à ce sujet, mais certains présents à la rencontre ont évoqué les milliards dilapidés dans le plan d’urgence lorsque Ahmed Akhchichen était ministre de l’éducation nationale.

Par ailleurs, un ancien secrétaire général du PAM à par la même occasion s’en est pris à l’ex-leader du PJD, Abdelillah Benkirane, qui avait critiqué récemment le parti du tracteur, estimant que le PAM ne doit pas laisser passer ce qu’il a qualifié de « délinquance juvénile ».

Il a également appelé à contrecarrer « ces courants parasites qui cherchent à nous diviser », en allusion aux islamistes du PJD. 

Article19.ma

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