Fini le consensus au sein du parti de la Lampe. Et pour cause, Driss El Yazami a présenté sa démission de la présidence du groupe parlementaire du Parti justice et développement (PJD) et Benkirane a monté sur ses grands chevaux et tire sur tout ce qui bouge.

Selon le site Alyaoum24, la démission d’El Yazami fait suite à la position controversée du PJD concernant la loi-cadre relative à l’éducation et à la formation, position qui a provoqué une grande colère parmi ses membres après son abstention lors du vote sur ce texte au lieu de voter contre.

De son côté, l’ex-secrétaire général du PJD, Abdelillah Benkirane a qualifié, samedi dans une vidéo sur sa page Facebook, d’ « anecdotique » la position des députés de son parti, soulignant que « l’Arabe constitue une question de principe. C’est anecdotique, un parti avec une référence islamique abandonne l’arabe dans l’enseignement et la remplace par la langue du colonialisme. C’est un scandale ».

« Qu’il y ait des pressions en politique c’est compréhensible mais il y a des limites à respecter », a-t-il ajouté. Et d’affirmer : « c’est une question de principes, et nous ne sommes pas les premiers à subir des pressions, les USFPistes et les Istiqlaliens en ont subi aussi ».

+ Benkirane : « Je suis une personne et non pas un principe +

Afin de redorer son blason, Benkirane fait un parallèle entre la crise que vit le PJD actuellement et celle de 2003, suite aux événements sanglants de Casablanca.

A ce propos, Benkirane a rappelé qu’à la suite des actes terroristes du 16 mai 2003, il a été vainement demandé au PJD d’abandonner sa référence à l’Islam.

« Fouad Ali El Himma, Taib Fassi Fihri et Mostafa Sahel nous ont invité à une discussion. Moi et Lahcen Daoudi étions les premiers à être invités, alors j’ai demandé à ce qu’ Abdellah Baha et El Othmani nous rejoignent. Nous avons discuté pendant toute une journée au domicile d’El Himma », a-t-il rappelé.

« Ils nous ont demandé d’abandonner la référence islamique. Nous leur avons dit que ce n’était pas possible, si nous le faisions seul le feu restera derrière nous », a indiqué l’ex-secrétaire général du PJD, soulignant qu’en 2003 « le parti a renoncé à beaucoup de choses, y compris à son droit de participer aux élections.

C’était une mesure politique et puis des jours meilleurs sont venus et ont amélioré notre position lors des élections de 2009, puis de 2015″, a-t-il soutenu affirmant que lorsque le roi a décidé de le renvoyer du gouvernement, il en a été informé par les conseillers royaux et qu’il a dit à Omar Azziman qu’il respecte la décision royale. « Cette décision me concernait personnellement . Je suis une personne et non pas un principe, mais la langue arabe constitue un principe. « 

Une chose est sûre, Benkirane se prépare déjà aux échéances de 2021 et tous les moyens seraient bons pour y arriver car même le droit de réserve auquel il est astreint, n’a pas été respecté.

Curieux?

Article19.ma

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