A la recherche de la clémence. Taoufiq Bouachrine, fondateur du journal Akhbar Al Youm, qui est poursuivi devant la chambre correctionnelle près la cour d’appel de Casablanca notamment pour traite d’êtres humains, d’exploitation et de harcèlement sexuels, a déposé une demande de grâce royale.

Selon la famille du journaliste condamné en première instance à 12 ans de prison ferme, c’est la deuxième fois que Bouachrine introduit une telle demande.

« Ce n’est pas la première fois que Taoufiq introduit cette demande auprès du roi. Mon mari n’a rien contre le recours à la plus haute autorité du pays », a déclaré à Hespress Asmae Moussaoui, épouse de Bouachrine.

+ Bouachrine défenseur de la monarchie …+

Et d’ajouter : « Le souverain est le roi de tous et Taoufiq Bouachrine est le premier défenseur de la monarchie. Le recours à lui est dû au fait que mon époux demande la justice et il a ainsi eu recours au symbole de la justice dans le royaume et au premier juge du pays ».

« Taoufiq n’a aucun problème avec le roi. Son journal a toujours préparé des dossiers sur les activités royales à différentes occasions. Puis, nous nous sommes adressés à toutes les institutions constitutionnelles qui nous n’ont pas rendu justice. Il nous restait alors que le recours au roi », a-t-elle encore affirmé.

Moussaoui a souligné que son mari « n’a pas de problème à recourir au roi, car le roi est le symbole du pays, et Bouachrine a toujours insisté pour nous dissuader de recourir à des organisations internationales avant de frapper aux portes des institutions nationales, mais après que nous les avions trouvées fermées devant nos appels, nous avons eu recours à l’étranger ».

Le procès de Bouachrine se poursuit encore devant la chambre criminelle près la cour d’appel de Casablanca où un différend a opposé, lors de l’audience de mardi dernier, le ministère public à la défense du journaliste au sujet du caractère public des audiences. Le procureur général adjoint du Roi, Mohamed Messaoudi, a soutenu que le parquet était pour le maintien du caractère public des audiences afin que l’opinion publique sache qu’il ne s’agit pas d’allégations mensongères à l’encontre de l’accusé.

Massaoudi a expliqué que si le tribunal décidait d’adopter le huis-clos, le procureur exigerait un « huis-clos relatif » auquel doit assister le Conseil national des droits de l’homme, ce à quoi s’est opposé le bâtonnier Mohamed Ziyan qui a demandé le maintien du caractère public du procès en refusant la présence du Conseil et affirmant préférer la présence des organisations internationales de poids comme Human Rights Watch, Amnesty et l’Association marocaine des droits de l’homme.

Article19.ma

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