Au Maroc, «être star d’un jour» n’est pas pour toujours, dit-on. Et pour cause, un an et demi après sa désignation « Miss beauté des agents de propretés 2018 » par le groupe Ozone où elle travaillait , Sanae Maâtat a vu sa vie basculer après son divorce et la perte de son emploi malgré les promesses de son employeur de la soutenir.

« J’étais heureuse de participer au concours et j’étais fière de mon travail d’agent de propreté », a déclaré Sanae dans un entretien avec alyaoum24, expliquant qu’elle avait bien accueilli l’idée du concours dès le premier instant où elle avait été informée par la direction d’Ozone avant de remporter le titre de la première édition et de découvrir par la suite qu’elle a été « exploitée à des fins purement commerciales », un concours qui allait lui coûter finalement sa vie familiale.

« J’ai découvert que je n’avais rien gagné. Tout ce que j’ai gagné, c’est un divorce de mon mari et de me retrouver dans la rue avec mon fils », a affirmé Sanae, soulignant que son époux n’a pas apprécié sa participation au concours qui a été très suivi par les médias nationaux et internationaux et ses propos sur le chômage de ce dernier et le fait de déclarer à la presse qu’elle était le seul soutien de sa famille. « Mon mari regardait les vidéos et se plaignait de mes déclarations à ce sujet les considérant comme une moquerie à son égard, alors que c’était l’entreprise qui m’avait demandé de dire ces choses et m’avait promis de l’aider, lui aussi, et de le recruter, mais cela n’a pas été fait. « 

Sanae a ajouté qu’elle avait été violentée et harcelée par son mari qui l’a empêchée, par la suite, de continuer à travailler avant d’arriver au divorce.

+ Va régler ton problème de divorce et reviens …+

Selon elle, les responsables de l’entreprise avaient promis de l’aider: « Ils m’ont dit d’aller régler le problème du divorce et de revenir travailler ». Toutefois, a-t-elle ajouté, l’entreprise n’a jamais accepté par la suite son retour. En ce qui concerne sa situation actuelle, Sanae a confirmé qu’elle vit dans une situation très difficile avec ses deux fils chez une femme qui a pitié d’elle.

Sanae dit avoir été trahie par ses employeurs qui avaient promis de la titulariser après le concours et d’augmenter son salaire de 2000 à 2800 dirhams, soulignant qu’elle avait commencé à recevoir déjà ce salaire, mais que sa titularisation n’était pas réelle car l’entreprise refusait de lui fournir une fiche de paie comme preuve légale de son statut.

Contacté par alyaoum24, le responsable des ressources humaines d’Ozone a démenti les accusations de Sanae, expliquant qu’elle travaillait avec contrat à durée limitée, avant d’être convertie en contrat à durée indéterminée après avoir participé au concours. Il a ajouté que, dans des circonstances exceptionnelles, elle a ensuite demandé une réduction de ses nombres d’heures de travail de 8 heures à 5 heures, demande qui a été acceptée, tout en respectant l’application du salaire minimum.

Le même responsable a précisé que Sanae a cessé de travailler depuis le 22 octobre, affirmant qu’elle avait été contactée à plusieurs reprises pour reprendre son poste mais sans résultat, « ce qui nous a conduit à considérer qu’elle ne souhaite plus travailler », a-t-il ajouté soutenant qu’elle ait n’avait jamais demandé à Ozone de recruter son mari.

Article19.ma

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