Sans grande surprise, un verdit sévère risque de tomber dans les prochaines heures. La Chambre criminelle chargée des affaires du terrorisme près l’annexe de la Cour d’appel à Salé a décidé jeudi de mettre en délibéré l’affaire de l’horrible assassinat des deux touristes scandinaves dans la région d’Imlil (province d’El-Haouz), après l’audition de la dernière intervention des 24 accusés.

Ces derniers sont poursuivis pour « constitution d’une bande pour préparer et commettre des actes terroristes, atteinte à la vie de personnes avec préméditation, possession d’armes à feu et tentative de fabrication d’explosifs en violation à la loi, dans le cadre d’un projet collectif visant à porter gravement atteinte à l’ordre public ».

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+ Le dernier mot des accusés +

Les accusés ont prononcé ce jeudi matin leurs dernières paroles. Abdessamad Eljoud, l’« émir » de la cellule terroriste, a commencé par réciter la Chahada puis a demandé pardon, en répétant plusieurs fois devant la cour « Que Dieu nous pardonne ».

Ses deux acolytes qui ont participé au double meurtre, Abderrahmane Khayali et Youssef El Affati, ont enchaîné avec la même invocation « que Dieu ait pitié de nous! ». Les principaux accusés portaient sur leur visage le poids du remords.

Le reste des individus, en majorité, ont requis la clémence en niant leurs liens avec le crime odieux, tandis que d’autres ont plaidé en faveur d’un allègement de la peine.

+ Rendez moi ma liberté +

Quant à Kevin Zoller Guervos, l’hispano-suisse poursuivi pour apologie, formation d’une association en vue de préparer et de commettre des actes terroristes et entraînement des accusés, a récité un long discours en langue française, accompagné de son interprète :

« Je suis un jeune comme tout les jeunes de ce monde. J’ai pas eu de chance, j’ai croisé ces gens sur mon chemin. Et tout ce que j’ai dit (lors du procès) c’est des paroles accompagnées de preuves matérielles. »

Kevin a attiré l’attention du président de la cour en lui demandant la signification du symbole de la balance présentée au tribunal.

« La balance est le symbole de la justice… Devant l’évidence, rendez moi ma liberté qui m’a été prise depuis 7 mois. Je ne suis pas un extrémiste et je n’ai jamais été un extrémiste. Je condamne cet acte terroriste contre ce magnifique pays ».

Des dizaines de journalistes et d’observateurs, ont été présents lors de ce procès qui a choqué et fait couler beaucoup d’encre au Maroc et à l’étranger.

Article19.ma

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