Polémique. L’échec de l’équipe béninoise face à son adversaire du Sénégal était prévisible, ainsi que face aux Lions de l’Atlas. Mais « la chance » a souri aux écureuils car Hervé Renard, le coach de notre équipe nationale, aurait commis des « impairs » dans son choix et stratégie, selon de nombreux experts sportifs.

Des médias marocains sont allés plus loin en s’indignant et en criant au « scandale ». Et pour cause, le résultat catastrophique de l’équipe nationale et son élimination au Caire a dévoilé le pot aux roses, notamment le « traitement exceptionnellement favorable » dont a joui jusqu’à maintenant Hervé Renard, alors que « le résultat des courses » a déçu les Marocains qui ont suivi le match avec beaucoup d’optimisme, d’espoir et de prières.

Le coach de l’équipe nationale touchait 80.000 euros par mois, disait-on. Mais d’après le journal casablancais, Al Massae, dans sa livraison du 11 juillet, ce salaire aurait grimpé à 120.000 euros par mois sans compter les frais de déplacement et de loyer.

Et comme dit le proverbe : « Quand on aime, on ne compte pas ». Et avec notre coach français qui a effectivement réalisé de belles choses par le passé, personne n’osait demander des comptes. Mais cette fois-ci, « la déception » chez le public est dure, surtout que l’équipe de nos voisins de l’Est est passée sans difficultés au dernier carré de la CAN 2019.

Me Abdellatif Ouahbi, un fan des Lions de l’Atlas, s’est indigné du fait de voir des jeunes sportifs qui résident au Maroc « écartés sans explication » de la CAN 2019, alors que certains marocains qui évoluent dans des équipes internationales, notamment européennes, ont été sélectionnés par « un choix arbitraire » qui ne rend pas justice à « nos jeunes de l’intérieur », et surtout « de ne pas leur avoir donné une chance de montrer leur talent à cette occasion », a-t-il commenté à ce sujet, dans une déclaration à Article19.ma.

+ Rémunération n’est pas en adéquation avec les résultats promis +

Ayant une famille qui réside au Sénégal, Hervé Renard bénéficie du privilège de « la non-obligation de résidence » dans le Royaume, signale-t-on.

En d’autres termes, par les termes de son contrat, Hervé Renard habite au Sénégal et n’est tenu d’être au Maroc que pendant les stages de préparation, soit quelques mois par an, alors qu’il est censé encadrer les joueurs de l’équipe nationale de manière permanente, selon une source proche de la Fédération royale marocaine de football.

Et avec le prix de la villa mise à sa disposition à Rabat, la rémunération globale semble grimer un peu plus, précise la même source.

« Avec ce niveau de rémunération, Hervé Renard est l’entraîneur le mieux payé de la CAN », précise le journal Almassae.

Avec un petit calcul au stylo à bille, on se rend compte que Hervé Renard touche chaque mois plus de 500 fois le salaire minimum (SMIG) au Maroc. A noter que le SMIG a été établi selon le gouvernement El Othmani à 2570 dirhams et quelques centimes, depuis le 1er janvier 2019.

Et pour revenir à nos voisins de l’Est riches en gaz et pétrole, l’entraîneur national de la République démocratique et populaire d’Algérie, Jamal Belmadi touche en tout et pour tout 55.000 euros, en d’autres termes la moitié de ce que touche Hervé Renard.

Les mauvaises langues disent qu’avec tout le package incluant les billets d’avion et autres primes, « Hervé Renard serait loin de dépenser le moindre sou au Maroc ».

Vrai ou faux, une chose est sûre : le résultat du dernier match des Lions de l’Atlas qu’on a empêché de « rugir » au Caire est bien là, malheureusement.

Pour rappel, avant le match contre le Bénin, Hervé Renard avait dit : « J’assumerais… »

Dans ce triste cas de figure, quelqu’un doit avoir le courage de présenter sa démission, non? », s’est demandé un internaute marocain.

Le débat reste ouvert…

Article19.ma

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