La sixième audience du procès de Abdelali Hamieddine, un des dirigeants du Parti justice et développement (PJD), a été marquée, mardi, par des accusations portées à son encontre par la défense de la partie civile que son avocat a qualifié de « très graves ».

Le président de la chambre criminelle près la cour d’appel de Fès a été forcé d’ajourner l’audience après que Habib Haji, membre de la défense de la famille El Jid, ait désigné Hamieddine par « Satan qui porte les habits d’un ange ».

Haji a accusé Hami Eddine d’avoir commis « un crime terroriste contre l’humanité » dans le cadre de l’affaire d’Ait El Jid.

Pour sa part, la défense du PJDiste a estimé que le plaidoyer de la défense de la partie civile renferme des « insultes et des diffamations, que la cour ne pourrait tolérer et accepter ».

La chambre criminelle près la cour d’appel de Fès avait tenu sa première audience de ce procès en décembre dernier.

Pour rappel, Hamieddine a été condamné en 1993 à deux ans de prison ferme pour son implication dans une bagarre entre étudiants islamistes et gauchistes durant laquelle l’étudiant Mohamed Benaissa Aït El Jid est décédé suite à des blessures graves.

Hamieddine a toujours clamé son « innocence » après cet incident qui s’est produit pendant le Ramadan sur le campus universitaire de Dhar El Mehraz de Fès.

L’accusé a purgé sa peine, mais le dossier a été rouvert par la justice 26 ans plus tard, en décembre 2018, suite à une demande des membres de la famille El Jid qui n’a pas cessé depuis 1993 de demander que « justice soit faite » car le verdict de l’époque était « trop clément » à ses yeux.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.