Une page est tournée dans l’histoire d’Istanbul et de la Turquie en général. Deux mois après le premier scrutin finalement annulé, le suspense  n’aura pas duré : en tout début de soirée dimanche 23 juin, le candidat du président turc Recep Tayyip Erdogan, Binali Yildirim, a concédé sa défaite aux élections municipales d’Istanbul face à son adversaire de l’opposition, Ekrem Imamoglu.

« Selon les résultats, mon rival Ekrem Imamoglu mène la course. Je le félicite et je lui souhaite bonne chance. J’espère qu’il servira bien Istanbul », a déclaré Binali Yildirim à la presse après la publication de premiers résultats donnant une large avance au candidat de l’opposition.

Selon France24, dans la foulée de ces déclarations, Imamoglu a estimé que sa victoire marquait « un nouveau début pour la Turquie ». « Cette élection signifie l’ouverture d’une nouvelle page. Elle marque un nouveau début », a-t-il déclaré à la presse.

Issu du Parti républicain du peuple (CHP), formation laïque d’opposition, Imamoglu avait déjà remporté l’élection municipale le 31 mars avec 13 000 voix d’avance sur le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du président Recep Tayyip Erdogan, à la tête de la ville depuis 25 ans. Mais ce résultat-camouflet pour Erdogan qui fût le maire de la ville dans les années 1990 – avait été annulé quelques jours plus tard pour « irrégularités ».

Au Maroc, les leaders du parti islamiste PJD, alliés indéfectibles d’Erdogan ne cachent pas leur déception. N’est-pas le signal d’un recul certain de l’islamisme politique dans un grand nombre de pays de la zone MENA?

Article19.ma

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