Sur les pas de la France. L’Assemblée nationale du Québec a adopté, dimanche soir, un projet de loi controversé sur la laïcité de l’État interdisant le port de signes religieux aux personnes en position d’autorité, y compris les policiers, les magistrats et les enseignants.

Le texte de loi a été approuvé après une journée de débats par 73 voix contre 35, après que le gouvernement centriste dirigé par François Legaut a eu recours à une procédure parlementaire spéciale, permettant de limiter le temps consacré au débat d’un projet de loi.

Le ministre québécois de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, avait apporté des modifications à son projet sur la laïcité, portant notamment sur les sanctions qui seraient imposées à un employé de l’État contrevenant à la loi.

« Les Québécois veulent qu’on interdise les signes religieux », a affirmé le Premier ministre du Québec, pour qui l’adoption du projet de loi 21 est « un moment attendu depuis longtemps ».

« On donne des droits à tous les Québécois de recevoir des services publics laïcs », a pour sa part indiqué Simon Jolin-Barrette.

Le nouveau texte de loi contient une clause dérogatoire qui permet de le soustraire à l’application des chartes canadienne et québécoise des droits de la personne.

+ C’est un autre jour triste pour le Québec+

Le Québec sera l’unique endroit en Amérique du Nord où des gens se verront retirer des droits », a déploré le chef par intérim du Parti libéral du Québec (opposition), Pierre Arcand. Les députés qui siégeaient en séance extraordinaire ont adopté, tôt dimanche, un autre projet de loi controversé sur l’immigration, lequel devra notamment entraîner l’annulation de 18.000 dossiers de candidatures en attente de traitement.

Le nouveau texte prévoit une réforme du processus de sélection des candidats, désormais axé sur les compétences professionnelles, pour mieux répondre aux besoins de main-d’œuvre du Québec.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.