Officiellement rien n’a filtré encore. Toutefois, une source à la Maison blanche a indiqué mardi que l’Egypte, la Jordanie et le Maroc ont confirmé leur participation à la conférence américaine qui se tiendra au cours de ce mois à Bahreïn où sera dévoilé l’aspect le plan tant attendu sur la paix au Moyen-Orient, a rapporté le Washington Post.

Cette conférence, qui a fait coulé beaucoup d’encre, sera organisée par les Etats-Unis à Manama les 25 et 26 juin 2019 sur les aspects économiques du futur plan de paix au Moyen-Orient, sous le logo : « De la paix à la prospérité ».

Le Washington Post, citant Associated Press estime que « les réponses positives des Etats arabes clés ont apporté une victoire diplomatique aux Etats-Unis, qui font face à une vive résistance à la solution qu’ils proposent au conflit israélo-palestinien ».

Les Palestiniens, en se référant au parti pris pro-israélien de l’administration Trump, ont déjà déclaré qu’ils ne vont pas participer au sommet et ont rejeté le plan de paix.

La Maison Blanche a salué la participation de ces pays comme étant une « bonne nouvelle » et un signe que « notre conférence gagne en importance comme nous l’avions prévu », précise le journal.

Le niveau de leurs représentations n’est pas encore connu, mais les Etats-Unis avaient lancé des invitations aux ministres des finances. L’Arabie saoudite, le Qatar et les Emirats arabes unis y sont déjà attendus.

Les conseillers du président, Jared Kushner et Jason Greenblatt, ont lancé des appels personnels aux rois du Maroc et de Jordanie lors de leur récent voyage au Moyen-Orient pour obtenir leur soutien au plan, a précisé AP.

L’Egypte et la Jordanie, alliés des Etats-Unis et seuls pays arabes ayant conclu des accords de paix avec Israël, ont des positions politiques délicates. Leurs dirigeants ont souvent exprimé leur soutien à une solution du conflit sur la base de deux Etats, une solution qui reste la seule option internationalement acceptée mais qui semble ne pas correspondre au peu qui a été révélé du « Plan du siècle » de Trump.

La Jordanie, qui est le gardien des lieux saints musulmans dans Jérusalem et abrite plus de 2 millions de réfugiés palestiniens, a longtemps été investie dans la recherche d’une solution aux problèmes les plus délicats du conflit qui est vieux de plusieurs décennies. L’Egypte, qui partage une frontière avec la bande de Gaza sous blocus, est également un acteur régional clé.

Les Etats-Unis espèrent attirer des Etats arabes disposant de beaucoup de ressources pour participer à cette conférence, qui prévoit des travaux d’infrastructure de grande envergure ainsi que des investissements dans les territoires palestiniens.

Article19.ma

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