Par Noury Adib

Lors de la prochaine rencontre devant décider qui du Wydad de Casablanca ou de l’Espérance de Tunis l’Espérance de Tunis sera sacré champion d’Afrique des clubs champions, les rouges et blancs auront la mission délicate de non seulement représenter le Maroc, mais toutes les valeurs nobles et communes au sport le plus médiatisé et qui ont été bafouées aussi bien à Rabat, lors de l’aller, qu’à Radès, au retour.

Le flagrant délit de partialité systématique d’un arbitrage cherchant à tout prix de favoriser le club tunisien au détriment de son compétiteur ; le mensonge grotesque de la panne prétendue de la VAR ; la décision ubuesque de la CAF d’attribuer, sous la menace supposée à l’intégrité physique de son président, la victoire à l’Espérance seront des stigmates de déshonneur qui resteront marquées à jamais dans les annales du football africain.

Le monde entier est arrivé à la conclusion navrante que lefootball est à l’image de la politique imposée à l’écrasante majorité des pays africains par des régimes dictatoriaux encourageant toutes les formes de corruption économique et sociale au détriment du développement de leurs concitoyens.

La retransmission en direct des matchs comptant aussi bien pour les championnats nationaux que pour les coupes européennes ont donné aux téléspectateurs africains un fort référentiel quant à la facture haut de gamme du jeu pratiqué et la probité des décisions arbitrales. Ils n’acceptent plus donc que la justice et l’honnêteté soient exclusives à l’Occident. Ils ont le droit eux aussi de vivre un soupçon de démocratie, ne ce serait-ce qu’au jeu, une discipline moins sérieuse que l’exercice de la politique ou l’économie.

Le Wydad s’est monté brave, digne, et méritait la victoiredans les deux précédents matchs, mais les sifflets corrompus ont décidé autrement. Il doit absolument remporter son prochain duel que sera dédié aux millions de jeunes africains pour qu’ils gardent espoir en le travail et en le mérite. Sauf qu’il aura la tâche plus compliquée encore. Il fera l’objet de ruses et de manipulations en tous gens et dieu sait combien la ruse, doublée de lobbyistes généreux, a eu gain de cause de la droiture.

Le renard qui s’est déjà employé à voler le fromage vient de s’attaquer à s’il considère être le talon du Wydad. Il s’agit du compatriote du renard, l’entraîneur Faouzi Benzarti. La presse tunisienne prétend qu’il est « l’auteur d’une fraude fiscale de près de 20 millions de dirhams » l’accusant d’avoir « contourné le fisc depuis 30 ans » ! Ya Salam ! Où était l’administration tunisienne des impôts pendant tout ce temps ?

La première chose à laquelle le Wydad devrait s’atteler est la question de son entraineur. Les autorités de son pays mettront tout en ouvre en vue de l’intimider et le pousser à être du côté du club de L’espérance et, surtout, être leur « cheval de Troie » par lequel ils voleront le fromage.

« Un seul gardien suffit pour ouvrir la porte du rempart le plusimprenable d’une forteresse », ne l’oublions pas. Loin de moi de mettre en doute la probité de Faouzi Benzarti, mais force est de constater que s’il est menacé dans sa famille, il cédera certainement à des pressions qui iront grandissantes jusqu’à ce le renard s’assure de son concours et de sa complicité. Il ne sera ni le premier ni le dernier entraineur à avoir faussé le résultat d’un match à travers la tactique de jeu à adopter, la formation à aligner ou les mauvais remplaçants aux mauvais moments…

+ Un mental de vainqueur tout court +

Le Wydad devrait envisager le remplacement provisoire de M.Benzarti, d’abord pour lui épargner les tracas provenant de son pays, et ensuite pour se prémunir aussi de son lâchage possible, vu le nombre des tentatives de chantage qui pèseront sur lui et sur les siens.

Il est édifiant par ailleurs de relever que dès la décision de la CAF de faire rejouer le match retour après le scandale de Radès, le renard est monté aux créneaux en fuitant tous les dossiers dans lesquels Ahmad Ahmad aurait trempé, à tort ou à raison. Attention ! Il faut prendre la question de l’entraineur très au sérieux.

Le staff du Wydad devrait ensuite prendre en considération un autre point stratégique non moins important à savoir la préparation mentale de ses joueurs, quotidiennement et jusqu’au jour « J », pour qu’ils arrivent fins prêts à ce que je considère leur rencontre du siècle.

Notre football national souffre toujours, lors des rencontres internationales, des inhibitions et de la peur de mal faire. Est-ce la tare d’une éducation par la peur de l’ogre et de l’obscurité dans l’enfance ? Est-ce cette sacrée Hchouma, qui nous dévalorise aux yeux des autres, et « ce que penseront les autres si je rate » un but tout fait et que je rate en fin de compte ? La réponse se trouve chez les coachs mentaux et les psychothérapeutes.

Il ne faudra pas aux joueurs du Wydad un mental d’acier, mais un mental de vainqueurs tout court, en sentant tout au long du match cette confiance en eux-mêmes, une confiance qui leur donnera plus d’efficacité que s’ils doutaient d’eux. Il faut qu’ils se disent dès qu’ils foulent la pelouse du terrain « Nous allons gagner », de garder leur sang froid à toute épreuve et ne pas céder à la panique ou critiquer l’arbitre.

Il faut aussi travailler sur la concentration, avoir son esprit présent exclusivement sur l’action en cours et rester concentré sur l’action. C’est dans un moment de distraction que la défense du Wydad avait encaissé le but de l’Esperance de Tunis lors de la rencontre aller de Rabat.

En fin de compte, l’auteur de ces lignes, rajaoui de sang et de sol, souhaite aux fédayines du Wydad bonne préparation et bonne chance et aimerait leur dire que l’histoire et la justice sont avec eux.

Article19.ma

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