L’écrivain algérien Kamel Daoud, visé par une fatwa en Algérie, a reçu le prix Goncourt du premier roman pour Meursault, contre-enquête paru chez Actes Sud, a annoncé le jury du prix littéraire mardi 5 mai à Paris.

Daoud tend dans ce premier roman virtuose un miroir à « l’Arabe » tué par un certain « Meursault » dans le célèbre roman d’Albert Camus L’Etranger (1942), avec en contrepoint l’histoire et les soubresauts, souvent violents, de l’Algérie contemporaine.

Trois autres auteurs étaient également sélectionnés : Miguel Bonnefoy pour Le voyage d’Octavio (Payot-Rivages), Kiko Herrero pour Sauve qui peut Madrid (P.O.L.) et Jean-Noël Orengo pour La Fleur du Capital (Grasset).

Kamel Daoud, journaliste au Quotidien d’Oran, était sorti bredouille l’an dernier de la course au prix Goncourt malgré son statut de favori. La prestigieuse récompense était finalement revenue à Lydie Salvayre, sacrée pour Pas pleurer, roman sur la guerre d’Espagne.
Le monde/Article19.ma

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