Un scandale. La police judiciaire de la ville de Ouazzane a arrêtée un cinquantenaire soupçonné d’être impliqué dans un réseau de traite d’êtres humains en s’adonnant au proxénétisme et à « marier » des filles mineures à des hommes riches de pays arabes.

Selon Hespress, le prévenu, né à Tata en 1959, vit dans la ville de Salé et se rendait de temps en temps dans la ville de Ouazzane à la recherche de filles mineures pour leur servir d’intermédiaire contre d’importantes sommes d’argent dans des « mariages » avec de faux actes.

La même source a ajouté que le mis en cause choisissait ses victimes avec soin en exploitant son mariage à « Dar Dmana » d’Ouezzane, ce qui lui permettait de venir plus facilement dans cette ville et de choisir ses victimes parmi celles qui vivent dans une situation sociale précaire.

Le nombre de victimes identifiées dépasse les 74, elles ont été mariés dans le cadre du « mariage dit de jouissance et du « marché d’esclaves » alors que le nombre des victimes est estimé à 800, un chiffre susceptible d’augmenter étant donné que cette activité criminelle a duré plus de 4 ans.

+ Des dizaines de déclarations signées par les victimes +

Des sources policières ont indiqué à Hespress que les éléments de la police judiciaire a procédé à l’arrestation du mis en cause sur la base d’information et d’observation avant de perquisitionner une maison à Ouazzane.

Les mêmes sources ont indiqué que le mis en cause, aux multiples antécédents judiciaires pour fraude, escroquerie et proxénétisme, était actif dans plusieurs villes (Tétouan, Casablanca, Rabat, Khénifra, Khouribga, Meknès, Fès et autres) et disposait d’intermédiaires femmes lui facilitant la communication avec les filles qui souhaitent se marier dont certaines ont célébrées leur mariage à Dar Dmana d’Ouazzane sans que les autorités ne s’en aperçoivent.

Lors de la perquisition, les policiers ont saisi des téléphones portables et découvert des centaines de photographies de filles de différentes villes, ainsi que des messages sur WhatsApp et des dizaines de déclarations signées par les victimes indiquant qu’elles verseraient pour leur mariage des sommes d’argent allant de 40 000 à 60 000 dirhams.

Selon la même source policière, cette arrestation est de nature à faire tomber des dizaines d’autres personnes d’autant que l’enquête est toujours en cours pour arrêter les auteurs et les intermédiaires dans ce trafic alors que le mis en cause a été placé mercredi en garde à vue à la disposition de l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent et déféré jeudi devant le procureur général de la Cour d’appel de Tétouan.

Article19.ma

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