Ce jeudi 16 mai, c’était une première en justice au Maroc. La Cour d’appel chargée de Salé spécialisée dans les affaires de terrorisme, et qui traite actuellement le le dossier des 24 accusés impliqués dans l’assassinat des deux randonneuses scandinaves, a été surprise par la requête se la partie civile relative à la « responsabilité de l’État marocain » dans cette affaire.

Les avocats des victimes ont insisté sur la présence d’un représentant du Chef de gouvernement, et ce conformément aux dispositions de la Constitution, et afin de réaffirmer que « le procès est équitable » et se déroule dans des conditions normales.

Le Parquet a répondu par « un rejet » de la requête, en expliquant que « le procès est ouvert » et se déroule dans la transparence et le respect de l’Etat de droit. Selon lui, la Cour qui examine ce jeudi le dossier des 24 accusés est une juridiction « pénale » et « non administrative ».

Par la suite, la séance a été levée pendant une dizaine de minutes avant de reprendre et donner raison aux avocats des victimes scandinaves qui ont été tuées de sang froid en décembre 2018 par une bande d’extrémistes affiliés à Daech.

In fine, la partie civile a eu « gain de cause », a déclaré Maître El Fataoui à Article19.ma. Les avocats de la partie civile ont évoqué à plusieurs reprises la question du « dédommagement » des familles des victimes en soulignant qu’ils n’allaient pas s’adresser aux accusés mais à l’Etat marocain qui est responsable de la sécurité des personnes et de leur vie.

A noter que le procès, qui s’est déroulé en présence des accusés et quelques membres des familles de ces derniers et de la presse nationale et internationale, a été reporté au 30 mai prochain.

Article19.ma

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