Les secteurs gouvernementaux ont jusqu’au mois de juillet prochain pour préparer un schéma directeur définissant la manière dont sera effectué le transfert des compétences et des ressources humaines et financières vers les régions pendant les trois prochaines années.

Le gouvernement El Othmani a ainsi examiné, jeudi dernier lors de sa réunion, les dispositions de la Charte nationale de la déconcentration administrative basée sur la régionalisation avancée, une charte qui définit notamment le rôle des administrations centrales qui devront se limiter à la conception, la programmation, l’orientation, l’évaluation et le suivi de la performance des services déconcentrés, a rapporté le site arabophone Hespress.

En ce sens, la commission ministérielle ad hoc, présidée par le chef du gouvernement, a tenu des réunions avec dix secteurs gouvernementaux dans le cadre de son accompagnement en vue d’élaborer leurs schémas directeurs de transfert des compétences, toutefois certains secteurs sont confrontés à des difficultés, notamment ceux qui ne disposent pas de ressources financières suffisantes à transférer aux régions.

+ Alléger la pression sur les administrations centrales +

A travers la déconcentration administrative, le Maroc cherche à implanter les politiques publiques au plan local afin de mieux tenir compte des spécificités régionales dans la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation de ces politiques, ce qui contribuera à soutenir l’action des collectivités territoriales dans la mise en œuvre de leurs programmes et projets de développement.

La décentralisation devra aussi permettre de réduire les dépenses publiques, grâce au principe de mutualisation des moyens matériels et des ressources humaines, aux chefs des services déconcentrés d’acquérir le statut de donneurs d’ordre régionaux et aux représentants des administrations déconcentrées de gérer le parcours professionnel de leurs ressources humaines.

Elle devra aussi permettre de rapprocher les services publics fournis par l’Etat aux citoyens concernés, qu’ils soient des personnes physiques ou morales, d’améliorer la qualité de ces services et d’assurer une efficacité et une efficience dans la mise en œuvre des programmes et projets publics au niveau des régions, des préfectures et des provinces.

Si ce chantier réussit au Maroc, il devra alléger la pression sur les administrations centrales et permettre une plus grande célérité dans la prise de décision au niveau local.

Article19.ma

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