L’impasse. Malgré « l’appel à la responsabilité », lancé par cinq dirigeants parmi les fondateurs du Parti authenticité et modernité (PAM) afin de surmonter la crise organisationnelle que vit le parti du « tracteur », les travaux de la 24ème session de son Conseil national se sont déroulés dimanche sur fond de profondes divergences et de querelles.

A l’origine de ces querelles, le différend sur la personne qui mérite de présider la session en l’absence de la présidente du conseil national du parti Fatima Zahra Mansouri à cause de la maladie avant que les participants ne s’accordent sur le choix d’un des dirigeants du PAM Mohamed Cheikh Biadillah pour assurer cette mission, a rapporté le site arabophone Hespress.

Certains membres du conseil national ont refusé que Adi El Hiba, membre du bureau politique du parti, prenne place à la tribune aux côtés de Hassan Benaadi, Ahmed Akhchichine, Hakim Benchamach, Mohamed Cheikh Biadillah et Mehdi Bensaid, qui représentait Mansouri, ce qui a créé une tension entre les courants au sein du parti.

La réunion du conseil, qui s’est tenue à l’abri des médias et de la presse, a été marqué par la présentation de rapports d’activités des bureaux politiques et fédéraux, des bilans des deux groupes parlementaires du parti et de l’organe national des élus du PAM ainsi que par la présentation des propositions du Bureau fédéral relatives à la création de la commission préparatoire du quatrième congrès du parti.

 

+ « Aujourd’hui, le parti se trouve à la croisée des chemins et il y a deux chemins » +

Le secrétaire général du parti, Hakim Benchamach, a reconnu dans son intervention la situation difficile que traverse le PAM, affirmant : « Aujourd’hui, le parti se trouve à la croisée des chemins et il y a deux chemins.

Celui qui descend progressivement vers l’abîme et que nous ne voulons pas emprunter et nous nous battrons pour que cela n’arrivera pas et la voie de la renaissance qui est possible et vivement souhaitée à condition de prendre nos responsabilités devant Dieu, la Nation et devant ceux qui ont accordé leur confiance à ce projet ».

Benchamach a ajouté que le prochain congrès du PAM, qui constitue une étape importante dans l’histoire du parti, « doit être le congrès de la vérité et de la clarté, ainsi que celui du choc qui ramène le cœur à ses battements réguliers et ramène la lueur à l’esprit auquel s’est introduit le doute ».

Pour Benchamach, le Maroc a encore besoin d’un parti comme le PAM, relevant que l’islam politique, dans ses différentes composantes, continue de perturber « le cours du développement naturel du pays vers une séparation entre les affaires relevant de la religion et celles de l’action politique », et retarde ainsi « l’émergence d’une conscience démocratique moderne imprégnée de l’authenticité marocaine, qui est la condition indispensable à la réussite de la transition démocratique », ajoute la même source.

Article19.ma

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