C’est officiel. D’ailleurs, la télévision algérienne a diffusé les images de Said Bouteflika, frère et influent conseiller du président algérien déchu, Abdelaziz Bouteflika, ainsi que deux anciens hauts responsables du renseignement qui grimpaient sous escorte les marches du tribunal de Blida, avant d’être placés en détention provisoire, ce dimanche 5 mai.

Il s’agit du général Mohamed Mediene dit Toufik, patron des services secrets d’Algérie durant 25 ans, et de l’ex-coordinateur des services de renseignements Athmane Tartag alias « Bachir ».

La veille, les trois hommes avaient été interpellés par la police militaire. Ils sont poursuivis pour « atteinte à l’autorité de l’armée » et « complot contre l’autorité de l’Etat », a précisé le parquet dans un communiqué.

Des poursuites judiciaires seront engagées à l’encontre de « toute personne dont l’implication sera établie par l’enquête pour ces mêmes chefs d’inculpation », a également indiqué dimanche l’agence officielle APS, citant le parquet militaire.

A noter que la télévision d’Etat a interrompu ses programmes pour diffuser un bulletin d’information spécial accompagné d’images de l’arrivée au tribunal de Said Bouteflika, Mohamed Mediene et Athmane Tartag.

Nombreux manifestants algériens avaient depuis samedi exigé la diffusion d’images attestant que les trois ex-dignitaires du régime Bouteflika avaient bel et bien été interpellés.

Selon la presse algérienne, Saïd Bouteflika a été accusé par l’ancien ministre de la Défense Khaled Nezzar d’avoir cherché à instaurer « l’État de siège ou l’état d’exception » face aux manifestations, et d’avoir même envisagé de limoger le général Gaïd Salah, avant la démission sous pression d’Abdelaziz Bouteflika.

Article19.ma

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