Une infection bactérienne est derrière le décès, en mars dernier, de quatorze bébés dans une maternité publique de Tunis, révèle un rapport final rendu public jeudi sur cette affaire.

Lors d’une conférence de presse, le président de la Commission d’enquête, Mohamed Douagi, a précisé que le nombre des bébés décédés dans ce service de néonatalogie durant la période du 6 au 15 mars s’établissait finalement à quatorze.

«Tous ces bébés prématurés sont décédés des suites d’une infection bactérienne produite lors de la période de la préparation des poches de nutrition dans la maternité du complexe hospitalier de Rabta, à Tunis», a-t-il déclaré.

Le rapport a de même fait état de multiples défaillances, dont « l’absence d’effectif humain » suffisant, « absence du contrôle de la qualité efficace et de la formation et de l’encadrement du personnel » au sein de ce service, ainsi que le « non respect des bases de la stérilisation ».

A la suite de ce drame, qui a endeuillé le pays et crée une vive polémique au sein de la société tunisienne, plusieurs hauts responsables au sein du ministère de la Santé ont été démis de leurs fonctions, alors que le ministre de la Santé avait démissionné.

Depuis l’annonce de ces décès, la controverse enfle en Tunisie. C’est une vraie crise prise au sérieux par le gouvernement, mais aussi par la profession médicale qui dénonce depuis plusieurs années les problèmes du secteur de la santé publique en Tunisie, les défaillances, le surendettement, les mauvaises conditions de travail ou encore le manque de matériel.

Le système public de santé tunisien, autrefois fleuron du pays, a été mis à mal par des problèmes de gestion et de financement, qui ont mené à une dégradation générale, avec des pénuries récurrentes de médicaments ces derniers temps.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.