L’enseignement de la langue française au cœur du débat. Le secrétaire perpétuel de l’Académie du royaume, Abdeljalil Lahjomri, a estimé qu’il n’est pas aisé de réformer les systèmes éducatifs car toute réforme suppose d’anticiper l’avenir d’où l’importance de la réactualisation des programmes et des pédagogies et l’apprentissage des langues.

Intervenant lors d’une rencontre organisée jeudi par l’académie du royaume en partenariat avec l’ambassade de France à Rabat à l’occasion de la célébration des 30 ans de l’option internationale du baccalauréat (OIB) sous le thème « Arabe, Français : une ambition en partage », Lahjomri a ajouté que l’acquisition du savoir n’est pas limitée à une langue et pas à une autre.

« L’OIB maroco-français enrichit, à travers une méthodologie pédagogique solide, la maîtrise linguistique des apprenants et leur permet de s’engager dans les filières de l’enseignement supérieur dans les meilleures conditions tout en étant ouverts aux différentes cultures et capables de comprendre les défis du monde moderne », a affirmé le secrétaire perpétuel de l’Académie du royaume.

Le secteur de l’éducation est devenu un indicateur déterminant du niveau de développement, relevant l’importance de trouver des projets pour l’améliorer de l’enseignement à l’instare de l’OIB qui accorde un intérêt particulier à la langue arabe et lui accorde une place importante dans la formation en plus du français, de l’anglais, de l’espagnol et de l’allemand, a-t-il précisé.

+ Améliorer le niveau des élèves en langue française et de faciliter leur accès aux filières de l’enseignement supérieur +

Lahjomri a, par ailleur, lié l’importance de la planification linguistique dans le domaine de l’éducation, entre autres, à la nécessité de disposer d’une politique linguistique efficace capable de répondre aux besoins de développement, de promouvoir les connaissances et les compétences linguistiques.

« L’amélioration de la qualité de l’enseignement ne se limite pas à l’élaboration de stratégies, à la formulation de plans et de programmes autant qu’elle porte sur la création de nouvelles formes d’enseignement adaptées aux besoins, ainsi que le renouvellement des méthodes d’enseignement et d’évaluation pédagogique », a-t-il encore souligné.

Il a, enfin, rappelé que lorsque le Maroc a décidé de mettre en place des branches du baccalauréat, c’était dans l’objectif « d’améliorer le niveau des élèves en langue française et de faciliter leur accès aux filières de l’enseignement supérieur, en particulier pour les disciplines scientifiques enseignées en français ».

Lahjomri, en outre, souligné que « les options internationales du baccalauréat marocain assument le renforcement de la langue arabe et permettent de poursuivre une solide formation bilingue qui préserve l’identité et l’histoire de l’apprenant ».

Article19.ma

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