Un accident qui mobilise depuis une semaine des états-majors et des chancelleries à Tokyo, Washington, Moscou et Pékin. Et pour cause, il s’agit du crash en mer du Japon lors d’un exercice militaire le 9 avril dernier, d’un avion de chasse japonais dernier cri, le F-35A Lightning II. Chaque petit morceau de ce précieux appareil se retrouve aujourd’hui convoité par les chinois et les russes.

Selon Le Figaro, l’annonce de sa disparition a fait l’effet d’une traînée de poudre. Pekin et Moscou veulent coûte que coûte mettre la main sur les pièces de ce joujou qui fait la fierté des américains et convoité par les puissances mondiales.

Et au cœur de cette course effrénée contre la montre se trouve bien évidemment la technologie de pointe qui constitue le F-35 japonais. L’épave de l’avion militaire pourrait en effet permettre aux russes comme aux chinois de récupérer des pièces précieuses de l’appareil qui a été conçu par les États-Unis.

« La Chine et la Russie sont prêtes à payer le prix fort pour récupérer l’avion, si elles le peuvent », s’est alarmé sur Twitter un ancien fonctionnaire du Sénat américain.

C’est d’ailleurs Lockheed Martin , la société américaine qui a fabriqué cet appareil capable de traiter plusieurs cibles simultanément et à 360 degrés, avec un système de communication très sophistiqué.

Malgré les démentis formels du Pentagone sur la chance de récupérer l’épave de l’avion qui a été englouti par les eaux du Pacifique, chinois et russes ne ménagent aucun effort avec leurs unités marines qui naviguent dans le secteur afin de récupérer le moindre débris du F-35.

Pour rappel, cet incident n’est pas isolé,un appareil de ce type s’est déjà abîmé il y a six mois, mais c’était sur le sol américain et plus précisément le 28 septembre 2018.

Si la Russie ou la Chine venait à récupérer des pièces sensibles du chasseur nippon, les américains craignent que les deux pays n’utilisent le procédé de « rétro-ingénierie », qui avait été utilisé par le passé l’URSS pour copier le Concorde franco-britannique à partir des plans de l’avion.

+ L’avenir de la suprématie aérienne en jeu +

Selon les experts, si c’était le cas du F-35 en question, c’est l’avenir de la suprématie aérienne Américaine qui serait remis en jeu.

Toutefois, les Japonais sont catégoriques qu’aucun pays étranger ne parviendra à s’emparer de l’épave de l’avion qui s’est abîmé en mer.

D’ailleurs, des débris avaient été récupérés dès le lendemain du crash à la surface de l’eau, mais plusieurs pièces doivent encore se trouver au fond de l’océan Pacifique, note-on.

Toutefois, les autorités japonaises étaient dimanche soir sans nouvelle du pilote, le major Akinori Hosomi, avec 3 200 heures de vol, dont 60 sur F-35, selon les médias nippons.

Article19.ma

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