L’agence de notation financière internationale Fitch a maintenu la note « BBB- » pour le Maroc avec une perspective stable et prévoit le maintien en place du gouvernement actuel jusqu’aux prochaines élections de 2021 « malgré les divergences » entre les partis de la majorité.

« La note ‘BBB-‘ du Maroc est confortée par sa stabilité macroéconomique, ses réserves extérieurs confortables et une faible part de la dette en devises dans la dette publique », a souligné l’agence américaine dans un communiqué publié jeudi dernier ajoutant que « ceci est contrebalancé par la faiblesse des indicateurs de développement et de gouvernance, le niveau élevé de la dette publique et des déficits budgétaire et du compte courant qui dépassent largement la notation des pairs ».

Fitch prévoit que le déficit public atteindra 3,7% du PIB (sans les privatisations) en 2019, conformément à l’objectif budgétaire et au résultat de 2018, et 3,5% en 2020, relevant que le gouvernement prévoit à moyen terme de réduire le déficit budgétaire en élargissant l’assiette fiscale et en renforçant l’application des lois fiscales.

L’agence prévoit, en outre, des Investissements directs étrangers (IDE) stables de 2% du PIB attirées par la modernisation des infrastructures, l’amélioration de l’environnement des entreprises et les incitations offertes dans le cadre de la stratégie d’industrialisation du gouvernement.

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Quant à la dette extérieure nette, elle passera de 14,6% en 2017 à 17,2% du PIB en 2019, ce qui est bien au-dessus de la médiane actuelle de « BBB » de 7,0%, souligne Fitch prévoyant une croissance économique similaire à celle de ses pairs et « globalement stable jusqu’en 2020 ».

L’agence a, en outre, relevé que Maroc reste « plus faible » par rapport à ses paires en ce qui concerne les indicateurs de gouvernance et de développement, en ce sens que le PIB par habitant demeure faible avec un taux de chômage persistant, qui touche particulièrement les jeunes des zones urbaines et constitue une source de tensions sociales.

Au plan politique, l’agence américaine ne s’attend pas à un changement de gouvernement au Maroc avant les élections de 2021 « malgré la persistance des divergences entre les six partis formant la coalition gouvernementale » ni à une résolution de la question du Sahara.

Pour l’agence la relance par les Nations Unies des pourparlers devra, toutefois, contribuer à « contenir les tensions géopolitiques régionales, bien que l’instabilité récente en Algérie voisine pourrait retarder encore les négociations ».

Article19.ma

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