La justice a eu la main lourde. La cour d’appel de Casablanca a confirmé, tard dans la nuit de vendredi et après de nombreuses audiences marathoniennes, les peines d’emprisonnement prononcées en première instance à l’encontre de Nasser Zefzafi et ses co-détenus.

La cour a ainsi maintenu les peines de 20 ans de prison ferme à l’encontre de Nasser Zefzafi, Nabil Ahmjiq, Ouassim Boustati et Samir Ighid, de 15 ans de prison ferme à l’encontre de Mohamed Haki, Zakaria Adehchour et Mahmoud Bouhenouch et de 10 ans de prison ferme à l’encontre de Mohamed Jelloul, Amghar, Salah Lachkhem, Bouharras, Achraf El Yakhloufi et Jamal Youhadou.

Pour sa part, le journaliste Hamid El Mahdaoui a vu confirmer aussi sa condamnation à 3 ans de prison pour ne pas avoir alerté la police des appels d’un inconnu lui proposant des armes.

Les jugements ont été accueillis par des cris de colère des proches des détenus qui ont scandé des slogans dénonçant ces verdicts qu’ils trouvent injustes contre des manifestants pacifiques.

La dernière audience du procès a enregistré la présence des représentants de nombreuses organisations des droits de l’homme marocaines et internationales ainsi que de l’ambassade des Pays-Bas et de l’Union Européenne à Rabat, en plus de l’Association marocaine des droits humains et du Mouvement Justice et Bienfaisance.

+ Un procès marqué par le boycott des détenus +

Selon le site Hespress, les audiences en appel ont été très houleuses et marquées par un boycott des détenus qui ont refusé de comparaître avant de demander à leurs avocats de garder le silence de ne pas plaider en leurs noms.

Les détenus avaient dénoncé les peines prononcées à leur encontre en première instance, qualifiant d’arbitraire le procès en ce sens, selon eux, que les avocats de la défense ont été empêchés de présenter des requêtes de mise en liberté provisoire et que certaines audiences ont été levées alors que ces derniers étaient en plein plaidoiries.

Par ailleurs, les observateurs, aux niveaux national et international, s’attendaient à ce que le procès en appel « prenait un cours positif pour corriger les graves travers enregistrés en première instance », disent les familles des détenus.

Pour rappel, les inculpés ont été poursuivis, chacun en ce qui le concerne, de plusieurs chefs d’inculpation, notamment “atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat”, “tentatives de sabotage, de meurtre et de pillage”, “réception de fonds, de donations et d’autres moyens matériels destinés à mener et à financer une activité de propagande à même d’attenter à l’unité et la souveraineté du royaume”. 

Ils étaient, également, accusés “d’ébranler la loyauté des citoyens envers l’Etat marocain et les institutions nationales”, “la participation à l’organisation d’une manifestation non autorisée” et “la tenue de rassemblements publics sans autorisation”. Des accusations que la defense des détenus a rejeté en bloc.

Article19.ma

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