Depuis des semaines, les marches de protestation de centaines et parfois de milliers d’enseignants-contractuels se succèdent au cœur de Rabat avec les mêmes slogans « liberté, dignité et justice sociale ». Au cœur de leur bras-de-fer avec le ministère de l’Education nationale se trouve la problématique de leur intégration dans le service public et non d’être des employés contractuels.

Ce samedi 23 mars 2019, entre 18h00 et 22h00, jeunes enseignants venus des différentes provinces du Maroc ont battu le pavé des bougies allumées à la main et scandant les mêmes refrains, perturbant du coup la circulation sur l’avenue Ibn Toumert et le périmètre qui englobe Bab Rouah, Bab Essoufara et la gare Rabat-ville.

La police a été obligée d’improviser des déviations afin d’éviter les bouchons et tout risque de dérapage.

La marche pacifique des jeunes enseignants s’est déroulée dans une atmosphère bon enfant et un service d’ordre propre aux protestataires a bien veillé au grain comme on le voit dans ces images que l’équipe d’Article19.ma a recueilli sur place.

Pour rappel, depuis le début de cette crise, chaque partie campe sur ses positions. Le ministre Saïd Amzazi qui défend le nouveau système de recrutement ne compte pas dialoguer avec la coordination des enseignants contractuels mais entend discuter le dossier avec les syndicats les plus représentatifs.

Les protestataires refusent cette option qui, disent-ils, mènerait à l’impasse. En bref, ils aimeraient être intégrés comme leurs aînés, un point barre.

Pour le moment, les enseignants-contractuels poursuivent leur marche entre le bureau d’Amzazi au Ministère mitoyen de Bab Rouah et le Parlement sur l’avenue Mohammed V, en attendant Godot.

Article19.ma

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