Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce lundi :

Aujourd’hui le Maroc :

• Royal Air Maroc (RAM) et les représentants des pilotes de ligne de la RAM ont fini par trouver un terrain d’entente après plusieurs semaines de négociations. En effet, les deux parties ont annoncé la signature d’un accord approuvé à la majorité des pilotes de ligne. « Cet accord crucial et décisif conclut avec succès les négociations menées depuis plusieurs semaines entre la direction de la compagnie et les représentants des pilotes de ligne Royal Air Maroc », indiquent les deux parties précisant qu’il porte, entre autres, sur une paix sociale pour les trois prochaines années ainsi que sur une mise à niveau salariale de 5% effective à compter de mars 2019.

• L’exécutif ouvre un gros chantier. Après des années d’attente, le gouvernement s’apprête à dévoiler enfin les détails concernant le nouveau modèle de la fonction publique. Dans les détails, Mohamed Ben Abdelkader, ministre délégué chargé de la réforme de l’administration et de la fonction publique, a relevé que la réussite de la réforme de l’administration publique, à travers la simplification des procédures, la déconcentration administrative et la digitalisation des prestations, ne peut aboutir sans prendre en considération les conditions des fonctionnaires et la révision du statut de la fonction publique, rappelant dans ce sens les hautes orientations royales à ce sujet. Alors que la fonction publique a été considérée depuis toujours comme un eldorado au vu de certains avantages octroyés à certaines catégories, il semble dès maintenant que la réforme annoncée ne sera pas du tout une partie de plaisir pour les responsables. Et pour cause. Des sources parlent d’une nouvelle grille de salaires au sein de la fonction publique, une remise à plat du système d’avancement et de promotion.

Le Matin :

• Les travaux de la future usine de lavage et flottation du site de Phosboucraa avancent. Le chantier est réalisé à 45% et démarrera ses activités courant 2020, confie au «Matin-Éco» Ali Ghrib, vice-président développement industriel de Phosboucraa, filiale de l’OCP. Dans le détail, l’usine de lavage est avancée à 70%, alors que pour la partie flottation, ce taux avoisine 10%, selon Hamza El Jihad, ingénieur en chef du projet. Cette nouvelle usine comprendra un parc de stockage de roche brute d’une capacité de 250.000 tonnes et un autre parc de stockage de roche lavée doté de la même capacité. Les parcs sont presque finalisés (98%).

• Les finances publiques tiennent la route calmement. La situation s’est même améliorée au deuxième mois de l’exécution de la loi de Finances 2019. En effet, les recettes ordinaires continuent à évoluer à deux chiffres (11,3% 34,25 milliards de DH), alors que les dépenses ordinaires ont stagné en février (-0,1% à 38,09 milliards), après avoir entamé l’année sur un rythme accéléré, selon les chiffres publiés par la Trésorerie générale du Royaume (TGR). Ce qui s’est traduit par un solde ordinaire négatif de 3,8 milliards contre un solde négatif de 7,3 milliards un an auparavant et un déficit du Trésor en relatif allègement (10,5 milliards, contre 11,1 milliards à fin février 2018).

L’Opinion :

• Sa Majesté le Roi Mohammed VI a condamné fermement l’attaque terroriste odieuse qui a ciblé vendredi deux mosquées dans la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, faisant plusieurs victimes innocentes. Dans un message de condoléances et compassion adressé à Patsy Reddy, gouverneure générale de Nouvelle-Zélande, le Souverain exprime, en son nom et en celui du peuple marocain, sa ferme condamnation de cette attaque raciste et terroriste abjecte, qui a visé des fidèles, en violation flagrante de la sacralité des lieux de culte et des valeurs universelles humaines de coexistence, de tolérance et de fraternité.

• Le secteur de la grande distribution au Maroc connait actuellement un essor important, malgré la faiblesse de son taux de pénétration qui est seulement de 15%. Ce secteur est entravé par des obstacles opérationnels et capitalistiques. C’est le cas, primo, de la surface commerciale par habitant qui est seulement de 11m2, soit quatre fois moins qu’en Turquie par exemple, et 20 fois moins que la moyenne européenne, estime la Banque d’affaires CFG Research, dans une récente note sur la grande de distribution au Maroc. Autres freins soulevés: absence de personnel qualifié et de filières de formation dédiées aux métiers de la grande distribution, faiblesse du système d’approvisionnement en produits frais liée au manque de plateformes logistiques adaptées, importance de l’économie parallèle entravant la libre concurrence, et importante intensité capitalistique requise par le secteur.

L’Economiste :

• La Commission du droit d’accès à l’information se réunit pour la première fois depuis sa création il y a un an par la loi. L’heure est à une « prise de contact » décisive et fondatrice pour ses dix membres fraîchement nommés. La Commission doit adopter son règlement intérieur, se préparer à recevoir les plaintes et à se constituer une expertise. Sauf exception, tout établissement investi d’une mission de service public doit se soumettre à la loi n°31-13. Ce nouveau chapitre commence après 15 années d’attente.

• La réforme du système des sûretés mobilières constitue une petite révolution. En particulier, pour les PME et les petites entreprises qui ont du mal à se financer. Le projet de loi, qui vient de dépasser le cap du conseil de gouvernement après avoir trainé pendant trois ans, permettra d’utiliser les actifs mobiliers corporels et incorporels comme garantie pour l’obtention de financements bancaires. Une bouffée d’oxygène pour les entreprises, mais à condition que tous les acteurs soient impliqués. Les PME et les TPE devraient se plier aux exigences et adhérer aux bonnes pratiques. Le projet, qui s’inspire des meilleures pratiques internationales, propose une harmonisation des procédures de constitution des sûretés mobilières et facilite leur réalisation. Il instaure un texte unifié en regroupant les dispositions réglementaires dans un seul livre au niveau du Code des obligations et des contrats.

Akhbar Alyaoum :

• Miloudi Moukharik, secrétaire général sortant de l’UMT, a été réélu pour un troisième mandat. Son élection, très contestée, a eu lieu dimanche loin des yeux de la presse et après avoir écarté les dirigeants de la commission administrative. Ces derniers l’avaient accusé d’avoir violé les statuts de l’organisation syndicale lesquels stipulent que le secrétaire général n’a pas droit de briguer un troisième mandat. En l’absence d’un concurrent, Moukharik a été reconduit à la tête de ce syndicat, comme candidat unique, au terme de son 12e congrès. Suite à la demande de l’Union régionale et de plusieurs secteurs adressée à Moukharik, il a été procédé à l’adoption du rapport financier sans chiffres et à la modification des statuts.

• L’indice de la production des industries manufacturières (IPIEM) hors raffinage de pétrole a enregistré une hausse de 3,6% au cours du quatrième trimestre 2018 par rapport à la même période de 2017, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP). Cette évolution résulte notamment de la hausse de l’indice de la production des « industries alimentaires » de 4,9%, des « industries chimiques » (3,4%), des « articles d’habillement et fourrures » (7,8%), de l »industrie automobile » (10,8%), de « l’édition et de l’imprimerie » (12,3%), de l' »industrie textile » (2,3%) et des « autres matériels de transport » (8,9%), précise le HCP dans une note d’information relative à l’IPIEM au T4-2018.

Al Ahdat Al Maghribia :

• Alors que les patrons des établissements scolaires privés, affiliés à la Fédération marocaine de l’enseignement professionnel privé (FMEP), se réunissaient mardi dernier, Lahcen Daoudi, ministre délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance, a indiqué que l’anglais est la langue de la science, et qu’elle constitue une revendication « populaire et mondiale, alors que le champ d’action du français est restreint sur le plan international». Selon lui, l’arabe est la langue de l’Islam et des Marocains et l’ouverture sur les langues étrangères est une nécessité, a-t-il indiqué lors d’une journée d’étude organisée par la FMEP en partenariat avec le ministère de ministère de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. La résolution de la problématique de l’enseignement des langues passe par l’enseignement des trois langues, l’arabe, puis l’anglais comme deuxième langue, et le français comme troisième langue, et ce à partir de l’enseignent primaire, a-t-il précisé.

• Après l’adoption par les Académies régionales d’éducation et de formation (AREFs) des amendements apportés au statut des cadres des Académies en application des engagements du gouvernement, la coordination composée de cinq syndicats du secteur de l’enseignement, à savoir le syndicat national de l’enseignement (CDT), la Fédération libre de l’éducation (UGTM), le syndicat national de l’enseignement (FDT), la fédération nationale de l’enseignement (UMT) et la fédération nationale de l’enseignement (FNE), a rejeté les amendements liés au recrutement par voie de contrat, en préconisant d’annuler définitivement ce mode de recrutement et d’intégrer les professeurs contractuels dans la fonction publique. Dans un communiqué, la coordination, qui impute au gouvernement la responsabilité des tensions que connait le secteur de l’éducation, note que « le taux de participation à la grève nationale a dépassé les 90% », les 13 et 14 courant. TRA.

Al Alam :

• Le Maroc enregistre 450.000 cas d’infections sexuellement transmissibles par an, 70% étant des femmes, selon le ministère de la Santé. Le ministre de la Santé Anas Doukkali a affirmé que le plan stratégique national (PSN) de lutte contre le sida 2017-2021, qui s’inscrit dans le plan santé 2025, a accordé une place importante à la santé procréative et à la lutte contre ces infections, notamment chez la femme. Dans ce contexte, le ministère de la Santé et l’Organisation panafricaine de lutte contre le SIDA (OPALS) ont signé vendredi à Rabat une convention en matière de santé reproductive et de lutte contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Cette convention vise à sensibiliser davantage sur l’importance de la santé reproductive et la promotion de l’action sur le SIDA, afin de réduire le taux des infections sexuellement transmissibles, de garantir l’accès aux établissements de santé relevant du ministère et de mettre en œuvre les activités y afférentes.

• Le niveau de pluviométrie de la saison 2018-2019 a été en deçà des espérances. Selon des sources informées, cela aura un impact négatif sur les récoltes de cette année, ainsi que sur le prix du bétail. En 2018-2019, la production annuelle de céréales devrait atteindre 50 millions de quintaux. Un chiffre qui reste bien en deçà des performances record de l’année agricole 2017-2018. Cette année-là, cette culture qui occupe une place prépondérante dans l’alimentation des Marocains avait dépassé la barre des 100 millions de quintaux. En 2017, les importations de céréales du Maroc se chiffraient à 10,7 milliards de dirhams, selon le rapport du ministère de l’Agriculture. Al Ittihad Al Ichtiraki :

• SM le Roi Mohammed VI a mis l’accent, samedi, sur l’importance de la formation des jeunes en Afrique, afin de convertir le potentiel économique d’aujourd’hui dans le continent en réalité de demain. »Notre jeunesse a besoin d’être portée, formée, responsabilisée et surtout valorisée. Il faut la former pour convertir le potentiel économique d’aujourd’hui en réalité de demain », a souligné le Souverain dans un message adressé au 5ème Forum Crans Montana de Dakhla. SM le Roi a mis en garde, toutefois, contre l’échec dans ce domaine, qui serait « un terrible désastre pour le Continent et pour d’autres régions aussi ».

• L’inclusion des populations locales, notamment les femmes, et l’amélioration de la compétitivité des coopératives et de la durabilité de la ressource romarin sont les principales réalisations du projet « Azir Oriental », ont souligné des intervenants dans le cadre de l’atelier de clôture du « Projet d’appui à l’amélioration de la compétitivité de la chaîne de valeur du romarin de l’Oriental (Azir Oriental) ». L’inclusion des populations locales et des cueilleurs dans les coopératives constitue le premier objectif du projet Azir-Oriental, a affirmé le directeur du Développement forestier au sein du Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), Jamal Eddine Ouchkif, soulignant que la stratégie du HCEFLCD pour le développement du secteur des plantes aromatiques et médicinales au niveau de laquelle ce projet a été lancé, intègre aussi des objectifs de croissance économique de l’équité sociale et du respect de l’environnement.

Al Massae :

• La décision du gouvernement de renoncer au contrat pour résoudre le problème des enseignants contractuels a laissé planer de l’ambigüité sur l’avenir du décret relatif au recrutement par voie de contrat au niveau des administrations publiques. Si le recrutement par voie de contrat a concerné essentiellement des experts qui perçoivent des salaires imposables, le gouvernement n’a lancé jusqu’à présent aucune vaste opération de ce genre de recrutement. Des sources syndicales ont estimé que le désistement de l’exécutif implique l’abandon définitif de ce mode de recrutement.

• Hakim Benchemach, secrétaire général du PAM, a affirmé que les rencontres d’information, où viennent tous les militants exprimer leurs opinions en toute liberté, entrent dans le cadre de l’autocritique permettant au parti de « manifester une nouvelle vie », soulignant la nécessité pour le parti de resserrer les rangs pour se consolider et sauvegarder les acquis. Benchemach, qui intervenait lors d’une réunion d’information à Marrakech, a souligné que l’état-major du parti du tracteur s’est résolu à restructurer le parti en matière d’organisation, améliorer le discours politique, renouveler le programme du parti et ouvrir la porte aux jeunes et aux femmes.

Bayane Alyaoum :

• Mohamed Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS, a appelé les forces progressistes et démocratiques et les acteurs de la société civile à lancer un débat concret et serein sur la question de l’égalité dans tous ses aspects, y compris en matière d’héritage. Intervenant lors d’une rencontre tenue par le PPS, Benabdallah a souligné l’importance capitale de retrouver l’élan qui avait marqué les débats de pensée et de faire preuve d’audace pour poser les questions primordiales, sur lesquelles avait reposé la réforme que le Maroc avait connue fin des années 90.

• La première phase de la réforme du régime de change, entamée il y a quinze mois, a été réussie, à la faveur notamment du contexte favorable qui a marqué le démarrage de ce processus, a souligné le directeur des opérations monétaires et des changes à Bank Al-Maghrib (BAM), Mounir Razki. Ce contexte a été caractérisé, entre autres, par un niveau de réserves de change adéquat, des équilibres macro-économiques rétablis et un système bancaire résilient, a précisé Razki lors d’une conférence sur « la flexibilité du dirham et la réglementation des changes.

Rissalat Al Oumma :

• Le secrétaire d’Etat chargé de l’Investissement, Othman El Ferdaous a souligné la nécessité de « redonner à la recherche publique la place qu’elle mérite au sein de l’économie actuelle », ajoutant que le programme de promotion de l’intelligence artificielle a été mis en place dans cette perspective. Ainsi, le Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST) s’est doté d’un ordinateur High Performance Computing de 700 cœurs, destiné à offrir aux différents établissements d’enseignement et de recherche marocains des capacités de calcul de très haute performance, a-t-il relevé, mettant l’accent sur l’accompagnement des chercheurs dans le but de valoriser le capital humain marocain.

• Selon des informations fournies par la Direction de l’enseignement, de la formation et de la recherche, relevant du ministère en charge de l’Agriculture, le nombre de lauréats de l’enseignement agricole s’est accru de 22%, pour atteindre 5500 en 2018, contre 4500 en 2008. Selon deux études réalisées par le ministère de l’Agriculture, le taux d’intégration des lauréats a enregistré une hausse entre 2010 et 2015, atteignant 78% contre 61,4%. L’engouement de ces lauréats pour le secteur privé s’est apprécié avec 71%, contre 21% dans le secteur public.

Article19.ma

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