Voici les principaux titres développés par la presse nationale de ce mardi :

L’Economiste :

– Les agrumes souffrent de l’absence d’infrastructures efficaces qui permettraient de dégager leur potentiel. Cette filière prometteuse qui, malgré tout, affiche un chiffre d’affaires de quelque 3 milliards de DH par an, vivote avec des circuits de valorisation et de commercialisation en sous-nombre, et une logistique en panne. Résultat, sa contribution aux exportations agricoles ne dépasse pas les 20%. Pourtant, en toile de fond, experts et scientifiques réussissent des prouesses afin que les agriculteurs gagnent en productivité. Ils viennent d’inventer neuf nouvelles variétés adaptables aux différentes régions.

– Absence d’étiquettes ou insuffisance d’étiquetage, dates de péremption trafiquées, refus d’échange ou de remboursement… Les tromperies sur la marchandise sont légion. Cette année encore, l’immobilier sera en tête des réclamations auprès des associations. Malgré l’adoption de la loi 31-08 sur les mesures de protection du consommateur, le tableau n’est pas rose. De nombreuses personnes ont été victimes d’accidents de la circulation, parfois graves, dus à l’utilisation de pièces de rechange contrefaites sans avoir aucun recours. Malgré la publication de la loi il y a 8 ans, les textes d’application n’ont toujours pas été élaborés, à l’image de bon nombre d’autres législations. A commencer par celui concernant la création du fonds national pour la protection du consommateur. Un dispositif destiné à financer les activités et les projets portés par les associations et à promouvoir la culture consumériste.

Aujourd’hui le Maroc :

– Le Maroc se dote d’une stratégie de valorisation des déchets. En effet, le secrétariat d’Etat chargé du développement durable en a présenté les contours lors d’un atelier organisé à Rabat. La particularité de cette politique réside dans la prise en compte du gisement par région et par catégorie de déchets, ainsi que des opportunités de valorisation par région, par catégorie ou filière de déchets. « Cette première stratégie dans le domaine de la valorisation des déchets a été préparée pour être complémentaire avec le Programme national des déchets ménagers (PNDM) en cours de réalisation et qui a enregistré une avancée notable», précise Nezha El Ouafi, secrétaire d’État chargé du Développement durable.

– Les députés veulent mettre les bouchées doubles pour accélérer l’adoption de la loi-cadre sur l’enseignement. Alors que le Parlement est en trêve hivernale, la commission permanente de l’enseignement, de la culture et de la communication à la Chambre des représentants tourne à plein régime. Après une première réunion hier, ladite commission tient ce mardi une autre réunion toujours au sujet de la loi- cadre sur l’enseignement. Les députés tentent ainsi un déblocage, notamment en ce qui concerne la question épineuse relative à la langue d’enseignement des matières scientifiques. Si les dirigeants des six partis de la majorité n’ont pas proposé de liste pour les projets de loi concernés, le projet de loi-cadre relatif à l’enseignement pourrait bien figurer dans la liste de textes inclus. Ledit projet de loi fait l’objet de tractations entre les forces politiques représentées au Parlement afin de trouver un consensus.

Le Matin :

– Le Maroc poursuit ses efforts d’interaction avec ses partenaires onusiens et son engagement dans de nombreuses initiatives régionales et internationales en matière de promotion des droits de la femme, a indiqué la secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Mounia Boucetta. «Le Royaume était parmi les premiers pays à appeler à une représentation équilibrée des femmes et des hommes dans toutes les instances onusiennes et à soutenir la nouvelle stratégie de parité de l’ONU», a précisé Mme Boucetta, qui intervenait lors d’une rencontre sur le leadership féminin et coopération internationale. Se félicitant de la forte présence des femmes à la tête des représentations des organisations internationales au Maroc, elle a souligné que S.M. le Roi Mohammed VI a donné, durant 20 ans de règne, toute l’impulsion pour l’émancipation de la femme marocaine.

– Maroc PME travaille sur un programme d’accompagnement plus intégré ciblant 50 PME à fort potentiel de croissance. Cette nouvelle initiative proposera trois plateformes de soutien favorisant l’accès aux capitaux, à l’expertise et aux talents. Le programme prévoit, entre autres, des aides remboursables à hauteur de 10% du programme d’investissement d’une entreprise, plafonnées à 5 millions de DH ainsi que des tarifs bancaires préférentiels.

L’Opinion :

– Les partis libéraux arabes, membres de la Fédération libérale arabe (ALF) et l’Union de la Jeunesse Arabe pour la liberté et la démocratie (AYUFD), réunis lors de l’Assemblée générale ordinaire (AGO) de ce réseau à Marrakech, ont réaffirmé, dans un communiqué final, leur soutien à l’intégrité territoriale du Maroc et à la souveraineté du Royaume sur l’ensemble de ses territoires, dont les provinces du sud. L’ALF et l’AYUFD réitèrent aussi leur attachement aux valeurs de liberté et de démocratie en tenant compte à la fois des intérêts suprêmes de la nation arabe et des aspirations des peuples, précise le communiqué final.

– A l’approche des Assises de la fiscalité, prévues les 3 et 4 mai prochain, le Maroc est épinglé par une ONG concernant justement son système fiscal, qui risque de lui valoir d’être classé parmi les paradis fiscaux. Il s’agit d’Oxfam, une ONG internationale britannique, qui a prévenu le Maroc qu’il pourrait être ajouté, avec 17 autres pays, à la liste noire des paradis fiscaux établie par l’Union européenne (UE) en raison de son manque de volonté à réformer sa politique fiscale. L’ONG, qui a pour mission de mobiliser le pouvoir citoyen contre la pauvreté, estime dans son nouveau rapport « Tirés d’affaire » que le Maroc devrait être ajouté à cette liste noire s’il ne procède pas à des réformes nécessaires en matière de politique fiscale.

Al Bayane :

– Il y a deux ans, le Maroc échappait de justesse à la liste noire des paradis fiscaux établie par l’Union Européenne. Contacté par le journal, Omar Faraj, directeur général de la DGI, s’est plutôt montré surpris de voir le Maroc sur la liste noire des paradis fiscaux proposée par Oxfam, se disant « très confiant» quant à la capacité du pays de maintenir sa position. Selon lui, Rabat a respecté toutes les assurances présentées en 2017 pour ne pas figurer dans la liste noire de l’UE. Preuve en est, dit-il, l’abrogation de trois dispositions dans le cadre de la loi de finances de 2019. « Il s’agit de la suppression du régime fiscal des banques offshore, des sociétés holding offshore et des centres de coordination », rappelle le patron de l’administration fiscale. En gros, le Maroc a fait beaucoup d’efforts en matière de transparence fiscale.

– La filière agrumicole constitue un levier de développement socio-économique sur les plans régional et national et garantit plus de 120.000 emplois stables, a indiqué Mohamed Sadiki, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts. Cette filière qui couvre une superficie de 128.000 ha, assure une production de 2,3 millions de tonnes par an, dont une quantité de 650.000 tonnes destinées à l’export, et génère un chiffre d’affaires de 3 milliards de dirhams par an, a-t-il fait savoir lors de la 2ème édition des Journées nationales des agrumes.

Libération :

– La CGEM réclame l’organisation d’assises consacrées au secteur informel. Elle souhaite les voir se tenir préalablement à celles du commerce, de la fiscalité, de la formation et de l’emploi, prévues entre les mois d’avril et mai. Selon Abdelilah Hifdi, président du groupe de la CGEM à la Chambre des conseillers, l’objectif de ces assises sera de formuler des recommandations qui devraient être tenues en compte par les autres assises et intégrées dans le projet de loi de Finances 2020. Le syndicat des patrons estime que l’informel a dépassé le volume d’une simple activité vivrière et qu’aucun secteur n’est épargné tout en précisant que la concurrence déloyale qu’il livre à certaines activités a déjà poussé plusieurs opérateurs vers l’économie souterraine.

– Focus à Dakhla sur les enjeux de la régionalisation avancée. Les droits socioéconomiques et culturels et les enjeux de la régionalisation avancée » a été le thème d’un colloque organisé à Dakhla. Ce colloque s’inscrit dans le cadre des efforts visant à faire connaître, défendre et promouvoir les droits humains d’un point de vue social et économique, et vise la consécration de la protection de ces droits en tant que responsabilité collective entre les institutions publiques et les associations de la société civile.

*Akhbar Alyaoum :

– Hakim Benchamach, secrétaire général du PAM, a échoué à apaiser les tensions au sein de son parti. Alors que le PAM est pris dans un cycle de conflits en matière d’organisation et des divergences d’opinions, déclenchés depuis l’élection de Benchamach, ce dernier a conduit une série de rencontres régionales pour réduire le fossé entre les militants du parti et consolider son unité. Malgré les diverses tentatives, la rencontre information de Rabat a été boycottée par plusieurs membres du bureau politique et du Conseil national.

– La société Britannique Sound Energy, qui a découvert des gisements importants de gaz à Tendrara, dans la région de l’Oriental, a affirmé que les discussions positives avec l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et le département de l’Energie, vont bon train pour établir un contrat visant à approvisionner l’office des quantités de gaz découvertes. Sound Energy est optimiste quant au potentiel gazier au puits « TE10 »

*Al Ahdath Al Maghribia :

– Le groupe UC à la Chambre des représentants a appelé Mohamed Sajid, secrétaire général du parti, à réunir fin mars la commission administrative du parti en vue de se retirer de l’alliance avec le groupe RNI. Le groupe UC a plaidé pour la création d’un groupe et d’un groupement indépendant à la Chambre des représentants. Cette décision fait suite à la réunion de 19 parlementaires samedi chez Driss Radi, dirigent UC, avec la participation des membres du bureau politique. Une réunion est prévue pour le 30 mars afin de déterminer la date du Congrès national de l’UC et se retirer définitivement de l’alliance avec le RNI, selon un document transmis au journal et signé par 17 parlementaires du parti du cheval.

– En commémoration de la Journée internationale des femmes , le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) lance une campagne de sensibilisation contre le mariage des mineures sous le slogan : « Mariage des mineures: Abolir l’exception … rétablir la norme ». L’initiative se concrétise, notamment, par l’organisation au niveau régional d’une série d’activités de sensibilisation autour du mariage des mineures. En effet, des Commissions régionales des droits de l’Homme (CRDH) se mobiliseront pour sensibiliser, enrichir le débat public et plaider contre ce fléau, en associant les acteurs concernés au niveau local et régional, notamment des juges, des avocats, des journalistes, des professeurs et des acteurs de la société civile.

Al Alam :

– Les Etats-Unis ont félicité les autorités marocaines pour le rapatriement dimanche de huit ressortissants marocains qui se trouvaient dans des zones de conflits en Syrie, a indiqué le département d’Etat américain. Dans un communiqué, le porte-parole adjoint du département d’Etat, Robert Palladino, a affirmé que le « Maroc est un partenaire particulièrement compétent au sein de la Coalition mondiale anti-daesh, et nous apprécions son engagement en matière de lutte anti-terroriste ». « Les actions du Maroc doivent encourager d’autres pays à rapatrier et poursuivre en justice leurs ressortissants qui ont voyagé pour combattre pour Daech », a souligné le département d’Etat, notant que le « rapatriement de combattants terroristes étrangers dans leur pays d’origine est la meilleure solution pour les empêcher de retourner au champ de bataille ».

– Les professeurs contractuels menacent d’une « année blanche ». Dans un communiqué , la Coordination des enseignants contractuels affirme que le ministère de tutelle a adopté une politique visant à induire en erreur l’opinion publique, et ce via des propositions douteuses. Les professeurs contractuels soulignent que leur principale revendication est d’annuler le recrutement par voie de contrat et de les intégrer dans la fonction publique . La Coordination annonce un nouveau programme de protestations. Une grève nationale est prévue du 10 au 17 mars.

*Al Ittihad Al Ichtiraki :

– Le ministère de l’Intérieur intervient pour purger l’espace aérien des oiseaux. Ainsi, il a adressé ses directives aux walis ainsi qu’aux gouverneurs des préfectures et des provinces sur l’ensemble du territoire national pour opérer un recensement global des associations des oiseaux, et arrêter leurs listes, à travers leurs dénominations, emplacements et dates de création. Cette initiative vise à inciter les associations à aviser les autorités compétentes de la date du relâchement des oiseaux, acquérir les autorisations juridiques en vue d’entreprendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité du trafic aérien.

– 40% de Marocains âgés de plus de 15 ans, soit 10 millions de personnes, souffrent de maladies psychiques et mentales. 26% parmi eux souffrent de dépression, 9% d’anxiété, 5% de troubles mentaux et 1% de schizophrénie. Ces chiffres tirent la sonnette d’alarme sur la faiblesse de l’offre de santé, du fait d’un manque criant en matière de ressources humaines, d’infrastructure et de médicaments.

*Al Masse :

– Des groupes parlementaires à la Chambre des représentants se concertent pour présenter une proposition de loi portant modification du projet de loi sur la liberté des prix et de la concurrence. L’objectif étant de permettre au gouvernement de disposer d’outils d’intervention efficace en cas d’une hausse démesurée des prix des produits. Ces députés comptent présenter cette proposition de loi lors de la prochaine session parlementaire.

– Le ministère en charge de l’Education nationale s’engage dans la guerre des accusations qui s’est déclenchée entre certains syndicats d’enseignement les plus représentatifs, et portant sur la participation de faux représentants des professeurs contractuels au dialogue qu’a entrepris le ministère de tutelle pour résoudre la crise. Le ministère a menacé d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre de la personne qui a diffusé ces fausses informations, soulignant que seuls les secrétaires généraux de ces syndicats ou leurs représentants ont pris part à cette réunion.

*Bayane Alyaoum:

– La Conférence des présidents d’universités (CPU) du Maroc a recommandé l’enseignement des matières scientifiques en français à tous les niveaux d’éducation et de formation, tout en mettant en place les conditions nécessaires pour un enseignement de ces matières également en anglais. La CPU, qui regroupe l’ensemble des universités marocaines, soutient et recommande également un renforcement de l’enseignement de ces langues dès le niveau du primaire.

– Selon un rapport de la CGEM, le secteur de l’informel au Maroc représente 21% du PIB, sans compter le secteur agricole. De ce fait, les pertes de l’Etat en matière d’IS et de TVA ont été évaluées à environ 40 milliards de dirham par an, selon ce rapport. Le secteur informel emploie environ 2,4 millions de personnes, soit 36% de la population active occupée, hors secteur de l’agriculture.

*Rissalat Al Oumma:

– Le ministre de la Culture et de la communication, Mohamed Laâraj, a affirmé que son département s’apprête à entamer l’application de l’article 24 de la loi sur la presse et l’édition à l’endroit des sites électroniques qui n’ont pas respecté les dispositions de cette loi relatives à l’obligation de faire une déclaration de publication dans les délais fixé légalement. Laâraj, qui était l’invité du Forum de la MAP, a annoncé son intention de se réunir avec le chef du ministère public et le président du conseil national de la presse pour trancher cette affaire.

– Le gouvernement envisage d’adopter une nouvelle réforme visant à faciliter l’accès des PME au financement et l’amélioration de leur compétitivité. Il a conçu un projet de loi sur les garanties transférables, qui permettra de sécuriser les opérations de financement de l’investissement et consolider les principes et normes de la transparence dans les opérations se rapportant aux garanties transférables.

Article19.ma

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