Times are changing, disait Bob Dylan en substance et le gouvernement El Otmani semble avoir suivi le ton de la chanson. Ainsi il a changé de ton concernant le plafonnement des prix et des marges bénéficiaires des carburants liquides depuis que le conseil de la concurrence a désapprouvé cette mesure.

L’exécutif a finalement décidé d’abandonner l’idée du plafonnement et a opté pour une solution de compromis avec les opérateurs du secteur après une rude bataille entre les deux parties qui a duré plusieurs mois.

Le ministre délégué chargé des affaires générales et de la gouvernance, Lahcen Daoudi, a indiqué au site arabophone Hespress que « le plafonnement des prix fera l’objet d’un consensus avec les sociétés des carburants » et a démenti que le gouvernement ait abandonné l’idée du plafonnement.

Concernant le retard pris dans la mise en oeuvre du plafonnement, Daoudi a indiqué que cette mesure fait actuellement l’objet de négociations, affirmant : « Nous surprendrons les Marocains avec de bonnes nouvelles ».

+ Le Conseil de la concurrence entre dans la danse +

Le Conseil de la concurrence avait embarrassé le gouvernement en estimant que le plafonnement des prix doit constituer une mesure conjoncturelle limitée dans le temps par la loi dans le cas de changements fréquents des prix du fait des fluctuations imprévisibles et non maîtrisées des cours mondiaux sur lesquels le gouvernement n’a aucune prise.

Il a également estimé que le plafonnement des prix et des marges bénéficiaires des carburants liquides constitue un choix qui « ne sera pas suffisant et judicieux d’un point de vue économique et concurrentiel et en termes de justice sociale ».

Pour sa part, le président du Groupement des pétroliers du Maroc (GPM), Adil Ziady, a déclaré à Hespress que les professionnels ne comprennent pas les raisons de ce débat injustifié, ajoutant que « les prix des carburants au Maroc sont les plus bas du pourtour méditerranéen ».

Dans une précédente déclaration, il avait fait savoir que les prix des carburants sont déterminés par le marché mondial et la TVA, à hauteur de 90 %, donc « que nous reste-t-il comme marge de bénéfice ? ».

Article19.ma

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