L’ancien chef du gouvernement Abdelillah Benkirane a réaffirmé son attachement à la monarchie dans sa forme actuelle, soulignant dans un enregistrement posté sur le compte Facebook de son chauffeur : « On dit de moi que je suis plus royaliste que le roi, je confirme que je sois plus royaliste que le roi ».

Benkirane a ajouté que la pleine loyauté envers le roi n’empêche pas d’oeuvrer au développement et au changement progressif, estimant nécessaire, « autant que possible, le conseil et la lutte contre la corruption et la tyrannie ».

Revenant sur sa période à la tête de l’exécutif, il a affirmé qu’il a tenté d’apporter des réformes à certaines situations puis était intervenu son renvoi par le roi, assurant : « C’était une bénédiction de Dieu et je suis sorti la tête haute ».

Il a, en outre, répondu à ses adversaires politiques dont le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, en lui reprochant d’avoir dit que tous les grands chantiers et toutes les grandes réalisations sont du ressort du roi et non pas du gouvernement.

« Monsieur Akhannouche a affirmé que le gouvernement ne fait rien et que le roi fait tout. Ceci veut dire que s’il devient chef du gouvernement il ne fera rien », a-t-il souligné avant d’ajouter: « SM le roi voudrait un chef de gouvernement fort et n’a pas besoin d’un coordinateur des ministres composant l’exécutif ».

+ Benkirane tire à nouveau sur ses adversaires +

Benkirane a, en outre, rappelé ce que répétait Akhannouch lorsqu’il était chef du gouvernement en affirmant que « tout ce qui est réalisé l’était grâce au roi car si le souverain ne croyait pas à quelque chose elle ne sera pas mise en oeuvre c’est à dire que le roi a besoin d’un Premier ministre fort ».

L’ancien secrétaire général du Parti justice et développement (PJD) a, par ailleurs, reproché à Ahmed Assid sa critique de la réforme du régime de retraite des fonctionnaires en affirmant: « Je vous ai rendu service, parce que votre retraite et celle de vos ayants droits après votre décès ne s’arrêtera pas en 2023… Vous êtes contents de ce que j’ai fait mais vous ne pourrez pas le dire à l’opinion publique ».

Il a également qualifié de « menteurs » ceux qui critiquent la réforme de la Caisse marocaine de retraite, appelant le gouvernement actuel à poursuivre cette réforme et à ne pas revenir sur la décision de fixer à 65 ans l’âge du départ à la retraite.

Sur la même lancée, Benkirane a également critiqué le ministre de l’éducation nationale Saïd Amzazi concernant la question de la langue à l’école, relevant que le projet de réforme déposé au parlement est contraire à la vision 2015-2030 adoptée par le conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique.

« La confiance, monsieur le ministre de l’éducation, constitue le fondement de l’Etat, le projet de loi cadre que vous avez présenté au parlement n’a pas respecté la confiance. Les enfants des Marocains en paieront les frais », a dit l’ancien chef du gouvernement en s’adressant à Amzazi avant d’exprimer son opposition à l’enseignement des matières scientifiques en langue française.

Article19.ma

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