« Chose promise, chose due ». Tariq Ramadan a finalement déposé trois plaintes contre ses accusatrices, pour « dénonciation calomnieuse » et « dénonciation d’une infraction imaginaire », selon les sources de RTL. 

Après avoir admis devant les juges une relation sexuelle avec « Christelle », Tariq Ramadan a réussi à imposer sa version de l’affaire, en mettant à mal les accusations des plaignantes : il reconnait la violence dans son comportement mais des « relations ouvertement consenties ».

L’avocat de Tariq Ramadan Emmanuel Marsigny, s’est appuyé sur les résultats provisoires fournis par la brigade criminelle de la PJ parisienne afin de dresser un réquisitoire en règle contre les « fausses accusations de viol ».

   + Les propos de « Christelle » fortement contestés …+

Christelle affirme avoir été violée puis séquestrée dans une chambre d’hôtel le 9 octobre 2009, avant d’être retenue captive pendant que Tariq Ramadan partait faire sa conférence. Toutefois, la plainte contredit en même temps le récit et la chronologie des faits livrés par la plaignante dans son témoignage.

Une expertise avance l’hypothèse que Christelle aurait pu se trouver dans la salle de conférence. Son visage a été repéré dans une photo du public et comparé avec les clichés effectués par l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie.On en conclut que les deux visages sont les mêmes, appuyé d’un indice de confiance « modéré à fort ». Le récit de la soirée décrit par la plaignante se retrouve ainsi dénué de toute vraisemblance.

Un SMS exhumé depuis plusieurs mois, où Christelle écrit : « Si je n’avais pas aimé je serais partie », fragilise une fois de plus la version de l’accusatrice. Selon elle, c’est un sexto qui a été envoyé deux mois précédant la nuit du viol, dans le cadre d’échanges intimes avec son présumé violeur. L’islamologue affirme qu’il a été écrit le lendemain des faits, ce qui remet en doute la thèse du viol. 

D’après les conclusions de la brigade criminelle, il semble que le SMS ait été envoyé après les faits.

+ Henda Ayari trahie par ses propres e-mails +

Quant à Henda Ayari, qui affirme avoir été violée elle aussi dans un hôtel, à Paris en 2012, la plainte remet en question des emails suivants le jour des faits énoncés par la plaignante, formulés par : « Tu sais que j’ai beaucoup aimé…J’espère que tu as gardé un bon souvenir de moi comme moi de toi, même si c’était court ».

« Ces messages mettent à mal les déclarations et les accusations de la plaignante », conclut la brigade criminelle. Les plaintes de Tariq Ramadan révèlent également que Henda Ayari,, « n’a cessé de lui écrire et de le solliciter pour avoir des rapports sexuels, et cela entre 2012 et 2014″.

+ « Une relation consentie mais pas voulue » +

Concernant Mounia Rabbouj, qui accuse l’islamomologue de neuf viols entre 2013 et 2014 à Londres, Paris, Lille et Bruxelles .. des centaines de vidéos et de messages à caractères sexuels entretenus entre les deux amants font l’objet de la plainte déposée par Tariq Ramadan.

En se référant à des écoutes téléphoniques postérieures à la plainte de Mounia Rabbouj, on déduit qu’elle y expliquait clairement à un interlocuteur anonyme, qu’elle ne voulait pas porter plainte pour viols mais qu’elle a été manipulée, et qu’elle veut désormais retirer sa plainte et dire qu’elle a menti. Le 12 décembre 2019, Mounia Rabbuj déclare devant les juges : « C‘était une relation consentie mais pas voulue ». (Source : RTL)

Article19.ma

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