Le sexe dans l’espace: un sujet presque tabou chez les astronautes toutes nationalités confondues, mais dont ils parlent en privé. Parfois ces derniers sont confrontés à d’autres besoins plus urgents comme l’astronaute allemand Alexander Gerst. A son retour de l’espace, son souhait a été de « prendre un bon bain » car il a pris son premier bain chez lui sur terre après 6 mois de séjour à bord de la station spatiale Mir.

Prendre un bain n’est qu’une des difficultés rencontrées par les astronautes lors des vols spatiaux à bord de la Station spatiale internationale (ISS) qui a succédé à Mir.
Toutefois, l’une des plus grandes difficultés pour les astronautes est d’avoir des relations sexuelles dans les stations spatiales, sachant qu’aucune des règles des voyages spatiaux n’interdit de tels rapports mais que c’est la loi de la gravitation, l’apesanteur, qui en est le principal obstacle jusqu’à présent.

A ce propos, le magazine allemand Der Spiegel, cité par Elaphmorocco, a rapporté que l’agence spatiale américaine NASA mène des études et des expériences pour faciliter la pratique sexuelle dans l’espace. Bien entendu, le but n’est pas de satisfaire les besoins des astronautes, mais ces études concernent l’avenir de l’exploration spatiale, les voyages de longue durée, et la possibilité de vivre et de se reproduire sur d’autres planètes.

Au cours des 50 dernières années, le nombre d’astronautes de différentes nationalités a dépassé les 500, mais l’histoire de l’exploration spatiale n’a enregistré aucun rapport sexuel entre eux dans les stations spatiales de même que jamais n’ont été connus des couples « spatiaux », selon Der Spiegel.

+ Aucune relation sexuelle n’a eu lieu entre les astronautes +

Chris Hedfield, qui était astronaute pendant 21 ans, a souligné qu’aucune relation sexuelle n’a eu lieu parmi les astronautes. La diffusion du sang dans l’organe reproducteur masculin est très importante dans le processus d’érection, mais ce processus ne se produit pas naturellement en situation d’apesanteur.

L’américain John Millis explique que l’érection est un processus très difficile en apesanteur, car le sang s’accumule près du bout de l’organe génital et ne se propage pas bien dans toute sa tige. Il en va de même pour les astronautes femmes, car le sang n’atteint pas leur organe qui reste sec.

L’apesanteur empêche aussi les hommes et les femmes à prendre la position appropriée à une relation sexuelle et rend tout rapport presque impossible.

Les toilettes restent le seul espace fermé du vaisseau spatial, mais elles ne conviennent pas aux relations sexuelles. Le processus de défécation est complexe en lui-même et repose sur l’attachement de l’astronaute pour qu’elle se lie étroitement aux toilettes afin que les matières fécales ne remontent pas vers le haut de la station spatiale.

L’astronaute ne peut maitriser correctement cette opération dans l’espace qu’après de longs et épuisants exercices au sol.

Le sommeil lui-même est complexe. Les astronautes utilisent des sacs de couchage qu’ils fixent à des lits attachés au mur afin de ne pas voler dans leur sommeil.

L’astronaute est également menacé de perdre ses muscles en raison du manque de mouvement et de l’apesanteur, et aucun rapport sexuel réussi n’est possible sans muscles. Par conséquent, les astronautes pratiquent du sport sur les vélos d’appartement et autres machines pour entretenir leur force.

Alors que la NASA cherche une solution au problème des rapports sexuels en apesanteur, les astronautes eux-mêmes y réfléchissent. L’ancien cosmonaute allemand Ulrich Hans-Walter, qui a dirigé les astronautes sur la station Colombia, en 1993, préconise la solution des dauphins, à savoir que les dauphins sont soutenus par un troisième dauphin jouant le rôle de fixateur, un rapport sexuel collectif qu’un homme et une femme amoureux n’accepteront pas.

L’italienne Fana Punta, qui a vécu l’expérience d’apesanteur, a parlé d’une combinaison spatiale étroite pour deux personnes dédiée au sexe dans l’espace.
Ainsi, les vols de très longues durées pour l’exploration spatiale ou pour vivre sur une autre planète posent la question suivante : « Les hommes sont-ils capables dans les situations d’apesanteur, ou dans l’espace en général, de produire des spermatozoïdes naturellement ? ».

La NASA a mené plusieurs expériences à ce sujet sur des grenouilles et d’autres reptiles, mais n’a pas mené d’expériences sur des humains. L’agence spatiale consacre maintenant le projet « Micro 11 » au Centre Kennedy à la recherche sur l’impact de l’espace sur le sperme. Des spermatozoïdes congelés vont être envoyer dans l’espace où ils seront stimulés chimiquement pour étudier l’effet de l’espace sur eux.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.