La faute à Voltaire. Et pour cause, la secrétaire d’État chargée du commerce extérieur, Rakiya Eddarham, a révélé une véritable catastrophe suite à l’augmentation continue des importations du textile turc au Maroc, au cours des dernières années, a entraîné la perte d’environ 46 000 postes d’emplois entre 2013 et 2016.

La responsable, qui répondait à une question écrite d’un député du Parti justice et développement (PJD), a également indiqué que « l’augmentation continue des produits turcs a réduit le volume de vente de textile de plusieurs producteurs sur le marché local. Du coup, de nombreux emplois ont été détruits dans ce secteur sensible », précisant que la production destinée au marché local a baissé de 13 à 11 milliards de dirhams, tout comme son volume sur les marchés, qui est passé de 79,70% à 69,30% en 2016.

Et pourtant, c’est sous le gouvernement Benkirane, proche d’Erdogan et sa mouvance que la crise a débuté.

La secrétaire d’État, citée par le site arabophone Hespress, a indiqué que le secteur du textile et de l’habillement au Maroc reste stratégique et vital avec environ 368 000 travailleurs selon les statistiques de 2016, soit 35% des emplois industriels nationaux et 4% de l’emploi total du Maroc.

Selon la responsable gouvernementale, l’industrie du textile et de l’habillement destinée au marché intérieur a connu des perturbations suite à l’augmentation de 200% de l’importation des produits turcs, entre 2013 et 2017.

Elle a noté, à cet égard, que le prix moyen des produits turcs a baissé en comparaison avec les importations en provenance d’autres pays, notamment de l’UE et de la Chine d’autant que les importations turques bénéficient depuis 2006 de l’accès préférentiel sur le marché marocain, en vertu de l’accord de libre-échange conclu entre le Maroc et ce pays.

A cause de cette forte augmentation des importations turques des produits textiles au Maroc, les autorités marocaines ont décidé d’augmenter les taxes sur leur importation en se basant sur les mesures d’évaluation transitoires visées à l’article 17 de l’Accord de libre-échange entre les deux pays, conformément aux procédures énoncées à l’article 22, en vue de corriger et d’éliminer les déséquilibres éventuels.

Mme Eddarham a indiqué que ces mesures visent à limiter les perturbations et les pertes des industries du textile et de l’habillement au Maroc et à préserver les emplois dans ce secteur.

Article19.ma

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