Des militants amazighs ont dénoncé le retard pris dans la mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe comme stipulé par la constitution de 2011 et la non adoption à ce jour par le parlement des lois organiques prévues à ce sujet.

Dans un appel adressé à l’Etat marocain, signé par près de 400 acteurs de la société civile, à l’issue d’une conférence tenue à Taroudant, ils estiment que « la confusion et l’hésitation continuent de caractériser l’attitude du gouvernement et des acteurs politiques face à la question et aux revendications amazighes ».

Les signataires de l’appel, relayé par Hespress, déplorent à cet égard « l’absence d’une volonté politique et un manque de sérieux de la part de l’Etat et des gouvernements successifs » ainsi que « l’absence d’une politique territoriale équitable et de mesures institutionnelles et de gouvernance efficaces aux plans culturel et linguistique et aussi social, économique et politique ».

Ils appellent à un dépassement de « la confusion et des retards » au sujet de la question amazighe ainsi que « des confrontations et des résistances idéologiques qui caractérisent l’action du gouvernement et du parlement ».

Concernant les deux projets de loi organiques relatifs au caractère officiel de l’amazigh et au Conseil national des langues et de la culture marocaine, les signataires appellent à leur adoption dans les plus brefs délais en prenant en compte les amendements présentés par les associations de défense de la culture amazighe.

Ils demandent également à l’Etat marocain de ratifier la convention 169 relative aux droits des peuples autochtones, appelant, par ailleurs, à la libération des détenus du Hirak social en vue de donner une nouvelle impulsion à l’édification démocratique.

Article19.ma

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