Le ministère de la justice et des libertés est bien prêt à dialoguer à propos du code pénal, mais dans les limites qu’il aura tracées. Ces limites excluent tout ce qui pourrait porter atteinte aux mœurs et aux valeurs de la société, selon Mustapha Ramid.

 Lors d’une conférence nationale sur les nouveautés de l’avant-projet de code pénal proposé par le département de la justice tenue hier lundi à Rabat, le ministre a affirmé qu’il n’était pas question de revoir les articles relatifs aux valeurs de l’Islam. «Il ne faut pas penser que l’on va décriminaliser les relations sexuelles illégitimes ou les repas publics pendant le Ramadan», a déclaré Mustapha Ramid. «Nous avons bien reçu certaines propositions de ce type dans la plate-forme que nous avons mise en ligne, mais elles sont contre les valeurs de notre société et remettent en question l’islamité de notre pays», a-t-il ajouté.

Cette déclaration intervient alors que la publication de l’avant-projet de code pénal avait suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux et parmi les acteurs de la société civile. Les articles les plus controversés étaient justement ceux relatifs aux libertés individuelles, notamment l’article 420 assimilé à une banalisation des crimes d’honneur par certains internautes marocains.

Article19.ma/la vie éco

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