Au Maroc, le secrétaire général du Parti justice et développement (PJD), Saad Eddine El Othmani, a soutenu que le gouvernement a réalisé d’importants acquis en un peu moins de deux ans, notamment un certain nombre de réformes qui étaient attendues depuis longtemps, relevant que les résultats de certains secteurs ont dépassé les objectifs prévus dans le programme gouvernemental.

Intervenant lors de la session ordinaire du Conseil national du PJD, samedi à Salé, El Othmani a cependant ajouté que « ce bilan riche reste insuffisant pour répondre à tous les besoins ».

Il a, en outre, reconnu l’existence « d’errements » parmi les membres du parti tout en estimant que « cela est normal » et sera « traité de la manière qui convienne ».

Abordant la question des poursuites judiciaires à l’encontre de Hami Eddine, il a souligné que « la solidarité exprimée par les dirigeants du parti à son égard n’est pas une position sentimentale, sectaire ou partisane », démentant que le PJD ait soutenu un jour ses membres selon la logique « soutiens ton frère qu’il ait tord ou raison ».

Le chef du PJD a affirmé que cette position ne reflète pas un scepticisme envers le pouvoir judiciaire ou l’indépendance de la justice.

    + « Ne nous sommes pas une secte…+

Et d’affirmer : « Nous sommes un parti national et démocratique, et nous sommes ainsi déterminés à respecter le pouvoir judiciaire, en particulier à ce stade de la consécration de l’indépendance du pouvoir judiciaire et qui requiert la plus grande circonspection afin d’assurer le succès de l’expérience et exige de renforcer la confiance en la justice qui reste le recours en cas de conflit ».

« Nous ne sommes pas une secte qui se défend à tord et à raison et protège ses membres, quels que soient leurs actes, bons ou mauvais. Nous sommes ce que nous étions et ce que nous espérons rester comme un parti réformiste qui œuvre pour encadrer les citoyens et leur inculquer les valeurs d’intégrité, de liberté, de responsabilité, de justice, et de solidarité », a-t-il encore affirmé.

Par ailleurs, El Othmani n’a pas évoqué la controverse suscitée par les phots de la parlementaire Amina Maelainine sans voile à Paris. Il s’est seulement contenté de la mentionner de manière implicite en soutenant que « la vie et les questions privées des citoyens sont inviolables selon la logique religieuse, constitutionnelle, des droits de l’homme, juridique et éthique ». Et de souligner que « le recours à la vie privée dans la lutte politique constitue une ligne rouge surtout lorsque sont visées les spécificités des familles ».

Toutefois, El Othmani a implicitement adressé des reproches à la parlementaire en soulignant « la référence islamique du parti, qui reste un choix irréversible » avant de préciser que « notre littérature est claire, et quiconque voudrait un autre parti qu’il le cherche et ce ne sera pas le Parti justice et développement ».

El Othmani a également rappelé que « la référence islamique est aussi une pratique et non pas une simulation, nous devons nous y attacher et donner l’exemple et ne pas être transigeants à ce sujet, et celui qui voudrait diriger l’action publique et être un élu responsable se doit davantage de s’engager à observer les principes du parti de manière irréprochable ».

Article19.ma

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