Le Japon n’a connu que 921 000 naissances cette année. C’est la première fois depuis 1899, date à laquelle le pays a commencé à garder ce type de registres, qu’un taux aussi faible est enregistré. Depuis 2005, l’archipel nippon enregistre une baisse brutale de sa population de 500 000 personnes, un phénomène qui a des explications aussi bien économiques que sociologiques.

Par Léa Boutin-Rivière,

Aujourd’hui, la population japonaise s’élève à 126 millions d’habitants. Au rythme auquel sa population décroit, ce chiffre pourrait passer à moins de 50 millions d’ici une centaine d’années seulement. La fécondité japonaise est en effet parmi les plus basses au monde : 1,43 enfant par femme en moyenne, alors que le taux de renouvellement naturel s’élève à 2,08. A cela, il faut ajouter un taux de mortalité relativement haut, dû au vieillissement de la population. Avec 1,37 millions de morts cette année dans le pays, le Japon a perdu près d’un demi-million d’habitants en 2018, un chiffre inédit.

Un phénomène aux explications multiples

La première cause de cette natalité en berne est le coût de la vie, extrêmement élevé sur l’archipel. Le nombre de retraités augmente, tandis qu’il y a de moins en moins de jeunes actifs pour assumer le prix de ce vieillissement. L’impact économique de la sécurité sociale augmente donc pour les jeunes japonais. Ils sont nombreux à considérer que faire un enfant serait trop difficile à supporter financièrement.

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