Est-ce « la maladie infantile » propre aux partis du Makhzen, comme dirait un analyste marxiste? Et pour cause, le bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM) a consacré mardi sa réunion hebdomadaire à l’examen d’un seul point : « La situation interne du parti » ou en termes plus précis « la crise de leadership » que traverse le parti du « tracteur » depuis le départ du « little big man » Ilyas El Omari.

Dans un communiqué aux termes qui rappelle l’ère Stalinienne, le PAM annonce qu’au cours de cette réunion, le Bureau politique a examiné « le comportement déviationniste et contraire au choix institutionnalisé du parti » et de « la pratique de la démocratie interne dans l’élection de ses structures ».

Le dit communiqué posté sur le site officiel du PAM, s’élève contre « les voix très minoritaires qui ont appelé à la dissolution des bureaux politique et fédéral et à la convocation d’un congrès extraordinaire ».

Et sans le nommer non plus, le communiqué du chef du PAM, Hakim Benchamach rappelle indirectement à l’ordre le turbulent avocat et grande gueule de la politique, Me Abdellatif Ouahbi. Ce dernier se trouve depuis quelque temps à la tête du fronde qui veut d’ici juin prochain découdre avec Benchamach et ses lieutenants issus du Rif face aux autres militants citadins et arabophones « mis sur la touche », selon un politologue casablancais.

Le bureau politique du PAM estime que ce « comportement est rejeté par les bases du parti car il est guidé par une logique putschiste à l’encontre de la légitimité démocratique et est motivé par une course aux postes de responsabilité au sein des institutions partisanes », précise le communiqué.

+ Benchamach tente d’étouffer les voix de ses détracteurs »

Le bureau politique souligne, par ailleurs, que son communiqué du 11 décembre 2018 avait « mis en exergue les efforts et les tentatives louables visant à rapprocher les points de vue afin de dépasser les différends…efforts déployés par un groupe de militants de différentes instances du parti mais auxquels il n’avait pas confié, tout comme il ne confiera jamais à quiconque, la mission d’agir ou de décider en lieu et place des instances du parti ».

Le bureau politique rappelle, par ailleurs, que « les réunions officielles du parti sont encadrées par ses statuts et que le parti n’assume aucune responsabilité quant à tout appel émis en dehors de la coordination avec son administration ».

Le PAM a outre, sans la nommer a appelé la coordinatrice du Conseil national du parti (Fatima-Zahra Mansouri) à s’atteler à la préparation de la réunion de cette instance qui devra se tenir dans un délai ne dépassant pas un mois.

Le bureau politique du PAM a également prévu de tenir, le 5 janvier 2019, une réunion conjointe avec le bureau fédéral et une autre avec ses deux groupes parlementaires le 13 du même mois.

D’ici là, une chose est certaine: le fossé continuera à se creuser entre Benchamach et ses détracteurs qui veulent le débarquer de la direction du « tracteur ».

Affaire à suivre…

Article19.ma

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