Le macaque de Barbarie, connu également sous le nom de macaque de Gibraltar, est le seul macaque vivant sur le continent africain, à l’état sauvage dans les forêts relictuelles du Maroc et de l’Algérie, ainsi que sur le rocher de Gibraltar. La Liste rouge mondiale des espèces menacées l’a classifié, depuis 2008, comme espèce en « danger d’extinction ».

Malgré les restrictions, ces macaques sont encore utilisés comme « accessoires de photographie » pour touristes, principalement dans la célèbre place de Jamaa el Fna de Marrakech, comme dans d’autres villes marocaines et d’Algérie, a souligné le site espagnol Agenciasinc.es.

Des chercheurs de l’Université Napier d’Édimbourg (Écosse) ont interrogé 513 visiteurs nationaux et internationaux à Jamaa El Fna durant les vacances de Pâques 2018, quand le tourisme est à son apogée à la ville ocre.

À l’aide d’un questionnaire, les chercheurs ont essayé d’évaluer la perception des visiteurs par rapport aux primates, utilisés comme « accessoires photographique ». Les résultats ont été publié dans la revue « Anthrozoös ».

En moyenne, un bébé macaque est utilisé 18 fois par heure et peut coûter aux touristes jusqu’à 100 dirhams.

Selon les résultats de la même recherche, 88% des interrogés n’avait pas l’intention d’utiliser les macaques et ne l’ont pas fait. Et plus de 200 personnes l’ont considéré comme « inacceptable » pour des raisons éthiques et de bien-être animal.

Beaucoup ont pensé que les macaques devraient être dans la nature et non en captivité, et estiment que leur utilisation pour les photos est « cruelle ».

Une minorité a reconnu que le contact avec les singes représente un risque de transmission de maladie. D’autres se sont plaints du comportement insistant de leur dresseur.

+ Son utilisation pour les photos laisse croire qu’ils ne sont pas en danger +

Par ailleurs, la majorité des personnes entrevues ont avoué ne pas être au courant du danger d’extinction qu’encourt l’espèce.

Le nombre de macaques de Barbarie a chuté de 50% depuis 1980, en raison de la perte de l’habitat et la vente illégale de bébé, selon Agenciasinc.

« Seulement 1/4 des participants à l’enquête savait que cette espèce était en danger d’extinction », a souligné Kristina Stazaker, auteure principale de cette investigation.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.