Lors du forum de la MAP le 13 avril, à Rabat, Hamid Chabat a de nouveau critiqué vertement le gouvernement.

Durant le forum, le chef de file des héritiers de Allal El Fassi, n’a pas cessé de répéter les mêmes répliques et accusations vis-à-vis de la majorité lors de précédentes sorties médiatiques ou des meetings partisans. Accusé d’hégémonie en matière de prise de décision, Benkirane n’a pas réagi face aux accusations quoiqu’il fût désigné du doigt. Chabat faisait donc référence au manque de concertations avec les centrales syndicales et les partis politiques de l’opposition, tout en appuyant ses propos avec la comparaison entre le gouvernement actuel et celui de Abbas El Fassi en matière d’acquis sociaux.

Le SG du PI, affirme que son parti est prêt à mener les prochaines échéances électorales avec l’intention de monter sur la première marche du podium. Chabat soutien même la tenue d’élections législatives anticipées afin de « promouvoir la gestion gouvernementale et donner un coup de fouet aux dossiers d’ordre social ».

 «C’est le Chef de gouvernement qui ne souhaitait pas la tenue des élections en 2013, contrairement à ce que la majorité avait véhiculé par voie de presse» déclare Chabat. Arguant ainsi, que Abdelilah Benkirane est l’unique responsable du report de la tenue des élections locales. Loin de là, il estime même que le gouvernement ne semble pas prêt à l’organisation des élections donnant pour preuve le retard accusé dans l’élaboration de l’arsenal juridique électoral. Chabat a aussi exprimé son opposition au refus de la proposition de l’Istiqlal de créer une commission indépendante pour superviser les élections tout comme ce qui se fait dans d’autres pays comme la Tunisie.

La mission principale de l’opposition, selon Chabat, est de veiller à l’application de la reddition des comptes et dénoncer toute dérive, même d’ordre personnel. «Il s’agit de simples remarques qu’on adresse au gouvernement sans recourir ni aux insultes ni à la diffamation», annonce t-il. L’opposition continuera donc à remplir sa fonction bien comme il faut. Le Chef du gouvernement est appelé à discuter davantage des dossiers en suspens afin de calmer les ardeurs de part et d’autre. C’est à Benkirane de jouer maintenant.

Article19.ma

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