Actualité – Le 11ème Forum mondial sur la migration et le développement ouvre ses travaux à Marrakech (Vidéo)

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Les participants au 11ème Forum mondial sur la migration et le développement, dont les travaux ont débuté mercredi à Marrakech, ont souligné la place prépondérante qu’occupe la question de la migration dans l’agenda politique international, notamment après la Déclaration de New York de septembre 2016 et à l’occasion des préparatifs relatifs à l’adoption d’un Pacte mondial sur la migration et d’un autre sur les réfugiés.

À l’ouverture de ce forum, présidé par le Maroc et l’Allemagne, le ministre délégué en charge des Marocains résidant à l’étranger et des questions de la migration, Abdelkrim Benatiq, a indiqué que ce 11ème Forum coïncide cette année avec les derniers préparatifs de la tenue de la Conférence mondiale pour un Pacte relatif à une migration régulière et organisée qui aura lieu lundi prochain dans la ville ocre.

Benatiq a ajouté que le Forum constitue un espace exceptionnel en réunissant ensemble les représentants gouvernementaux et des associations de la société civile actives dans le domaine de la recherche sur les questions de la migration, le but étant de parvenir à des solutions fondées sur des études fiables concernant cette question.

Il a, par ailleurs, souligné que la coopération maroco-allemande est un succès à tout égard et constitue un modèle de coopération Nord-Sud, relevant que la question de l’immigration reste l’une des questions les plus difficiles du 21ème siècle en ces sens que 258 millions de personnes vivent en dehors de leurs pays, soit 3% de la population mondiale.

Le ministre a, en outre, indiqué que l’idée d’un Pacte mondial sur les migrations est le fruit de l’émergence d’une culture de la responsabilité partagée entre l’ensemble des pays et la conviction que tous les Etats sont des pays d’accueil et de transit.

Il a également souligné que le choix du Maroc d’accueillir ce forum est une consécration de la politique de migration lancée par le roi Mohammed VI en 2013, qui a permis de régler la situation des migrants subsahariens dans le pays, et aussi la consécration des valeurs de générosité, d’hospitalité et de solidarité avec les autres pays africains.

+ 5 millions de Marocains vivent à l’étranger +

Après avoir mis l’accent sur la nécessité de trouver des solutions efficaces à la problématique de la migration et du développement, le ministre a fait savoir que plus de 5 millions de Marocains vivent à l’étranger, soit 13% de la population marocaine, et contribuent à hauteur de 7% au revenu national brut du pays. Parmi ces émigrés, 50 000 ont un niveau d’éducation élevé, c’est à dire un baccalauréat + 5.

Le ministre a souligné que la politique du Maroc dans ce domaine repose sur la présence culturelle, l’immunisation religieuse, la mobilisation des énergies et l’insertion dans la culture des pays d’accueil.

Conformément à ses obligations internationales et partant de la vision proactive et stratégique du souverain, la juridiction marocaine a été modifiée pour régler la situation de 50 000 migrants étrangers, principalement des Africains, a-t-il indiqué ajoutant que 7 000 enfants ont été intégrés à l’école publique marocaine, grâce à la vision royale clairvoyante.

De son côté, la Représentante spéciale des Nations Unies pour les migrations internationales, Louise Arbour, a souligné que le Pacte mondial des migrations est l’occasion de placer cette question au cœur des préoccupations de la communauté internationale afin de concrétiser ses objectifs et d’échanger les expériences et les meilleures pratiques et politiques dans ce domaine, en plus du fait que le forum est une plate-forme importante pour la coopération en vue d’atteindre davantage d’objectifs et de coopération.

Le but, selon elle, est de mettre fin à la confusion dans le domaine de la migration en impliquant tous les acteurs.
Pour sa part, Driss Yazami, président du Conseil national des droits de l’homme, a relevé l’importance de promouvoir des politiques d’intégration sociale des migrants en développant une coopération interafricaine et une approche basée sur les droits de l’homme et l’égalité des sexes.

Ce débat, qui devra se poursuivre pendant trois jours, sera axé sur les questions relatives aux droits de l’homme, à l’approche genre et aux politiques gouvernementales et ce à travers six tables rondes.

Article19.ma

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