Polémique – Le RNI réagit vigoureusement à des propos de l’ancien ministre Ismail Alaoui sur le secteur agricole

share on:

Le Rassemblement national des indépendants a vigoureusement réagi aux propos tenus par l’ancien ministre de l’agriculture et du développement rural et membre dirigeant du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Ismail Alaoui, qui a mis en garde contre une explosion dans le monde rural à cause des problèmes que connaît le secteur agricole dont le portefeuille ministériel est aujourd’hui dirigé par le président du parti de la colombe Aziz Akhannouch.

Réagissant aux propos d’Ismail Alaoui qu’il a tenus lors d’une rencontre partisane, le RNI a regretté que « toute personne qui voudrait attirer l’attention sur elle-même pour revenir sur la scène politique se sert du secteur de l’agriculture comme d’un tremplin, tout le monde est devenu expert en agriculture et en monde rural ».

« Le secteur remarquable et prospère, telle la bonne herbe, attire les parasites », souligne un long article posté sur la page officielle du RNI soulignant que le saut qualitatif que connaît le secteur est « une réalité évidente que Monsieur Ismail Alaoui ne pourra pas comprendre, vu sa connaissance limitée du secteur agricole dont il n’a jamais cru en ses potentialités comme il l’a reconnu lui-même ».

Concernant les dires de l’ancien ministre selon lesquels « le Maroc n’est pas un pays agricole » mais « un pays de pastoralisme », le RNI estime que ce dernier aurait dû s’abstenir de parler, car « il est n’est pas bien placé pour donner des leçons et d’évaluer un secteur qu’il rabaissait au lieu d’œuvrer à le promouvoir et d’assumer ses responsabilités ».

Et d’ajouter : « ce qui lui importait à l’époque, c’était le poste ministériel et non pas le développement du secteur et de veiller à sa promotion ».

+ Alaoui a gâché tous les espoirs +

Pour le RNI, le secteur agricole enregistre aujourd’hui des résultats significatifs en dépassant les 100 millions de quintaux de production céréalière sur une superficie plus réduite, avec une production historique record ayant atteint 23 quintaux par hectare, une production d’olives qui s’élève à 2 millions de tonnes et d’agrumes dépassant les 2,5 millions de tonnes.

Ces chiffres, selon le RNI, parlent d’eux-mêmes et doivent interpeller l’ancien ministre qui sous-estimait les agriculteurs et leurs capacités à produire de la valeur et à se moderniser et se doit aussi de se rendre compte du nombre d’années et des moyens qui ont été perdus lorsqu’il était aux commandes secteur.

Le parti de la colombe estime également que la période durant laquelle le ministre « progressiste » était responsable du secteur agricole constitue « l’une des plus pauvres des 3 années de l’histoire de notre agriculture nationale avec un investissement qui n’a pas dépassé 2 milliards de dirhams, alors que son taux annuel s’est établi à 7,5 milliards au cours des 10 dernières années ».

« 60% de l’investissement total, qui a atteint de 104 milliards de dirhams depuis 2008, est le fait d’investisseurs privés, grâce à l’attractivité du secteur agricole lequel mobilise les investisseurs qui font confiance à la stratégie du Plan Maroc vert et parient sur les potentialités du secteur », relève le RNI.

Les RNIstes ont, par ailleurs, relevé que la vente des tracteurs du temps d’Ismail Alaoui n’a pas excédé les 100 unités annuellement alors qu’aujourd’hui ce chiffre s’élève à 3000 par an et que le budget alloué à l’irrigation a été divisé par 4 entre le début et la fin de son mandat.

Et de conclure : « Alaoui a gâché tous les espoirs et les plans de développement apportés par son prédécesseur, Habib El Malki, qui avait une vision du développement à long terme, mais Alaoui a choisi de les mettre à la poubelle par rivalité ou par calculs étroits, voire par incompétence à poursuivre le travail et à suivre leur réalisation sur le terrain ».

Article19.ma

share on:

Leave a Response

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.