Actualité – Est-ce que la justice a rouvert le dossier de l’ex-patron du CIH Bank, Khalid Alioua?

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Ex-Ministre socialiste du temps d’Abderrahmane El Youssoufi et ancien directeur général du Crédit immobilier et hôtelier (CIH), Khalid Alioua, a été aperçu, mardi à la cour d’appel de Casablanca, en compagnie de son avocat Driss Lachgar.

A noter que Lachgar est le secrétaire général de l’USFP ne passe pas inaperçu dans les méandres d’un tribunal.

Selon ahdath.info, Alioua devait comparaitre le mois dernier devant le juge d’instruction chargé des crimes financiers mais que sa comparution avait été reportée en raison de la vacation de ce poste au sein de ladite cour.

La même source a ajouté qu’il « n’est pas exclu » que le juge d’instruction ait auditionné de nouveau Khalid Alioua qui était en détention préventive à la prison d’Oukacha à Casablanca lorsque le précédent juge avait décidé en juin 2012 son incarcération en compagnie de 4 autres prévenus poursuivis pour dilapidation de deniers publics dans l’affaire du CIH avant qu’il ne soit relâché en mars 2013 pour être présent aux obsèques de sa mère.

+ Embauches et salaires pharamineux pour ses proches +

Alioua avait été incarcéré sur la base des investigations effectuées par la Brigade nationale de la police judiciaire portant sur des dysfonctionnements dans la gestion financière et administrative de la banque, révélés par la cour des comptes.

Selon les rapports de la cour des comptes, Alioua et ses proches auraient bénéficié d’avantages en recourant aux ressources des hôtels relevant du CIH en jouissant gratuitement des suites des établissements hôteliers de luxe et de l’ensemble de leurs services.

Il est également soupçonné d’avoir embauché avec de gros salaires plusieurs de ses proches sans que les hôtels appartenant au CIH n’aient réellement besoin de leurs services et d’avoir aussi cédé de nombreuses propriétés à des prix irréels tout en vendant à lui même deux appartements au centre de Casablanca à des coûts dérisoires sans l’accord préalable du conseil d’administration de la banque qu’il dirigeait lui même .

Les rapports de la cour des comptes ont également révélé que l’ancien directeur du CIH avait procédé à la liquidation des dettes en suspens, telles que celle concernant le dossier de « A. H. », dont la dette s’élevait à 68,6 millions de dirhams en 2005, et un autre dossier de 53,9 millions de dirhams.

Selon la cour des comptes, Alioua a également approuvé des transactions suspectes, comme l’accord d’importer du mobilier hôtelier d’Egypte pour plus de 16,4 millions de dirhams, sachant qu’une partie de ce mobilier a été détournée.

Article19.ma

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