Contrairement à l’idée reçue, les Marocains consomment moins de produits laitiers par rapport à la norme internationale. D’ailleurs, le Haut Commissariat au Plan (HCP) vient de publier, ce vendredi, une note sur la situation et les principales tendances de la filière laitière au Maroc au cours des 10 dernières années.

Cette note expose principalement les caractéristiques marquant la filière laitière qui contribue de 5% en moyenne au volume de la production agricole et 10,7% de celle de l’agroalimentaire.

La première zone laitière est la région de Rabat-Salé-Kénitra avec une production de 522 millions de litres de lait, suivie par les régions de Béni Mellal-Khénifra, Casablanca-Settat et Marrakech-Safi qui fournissent 47% de la production nationale du lait.

Par ailleurs, en 2017, le nombre de centres de collecte de lait a atteint 2 800 avec une capacité globale de collecte dépassant les 2,5 millions de litres de lait par jour. Ce lait collecté, qui représente 64% en moyenne de la production laitière, est traité au niveau de 122 unités industrielles locales.

+ L’activité laitière en progression modérée à partir de 2014 +

Entre 2014 et 2017, l’activité laitière a progressé à un rythme modéré, après une phase de croissance soutenue qui avait marqué les cinq années antérieures.

Concrètement, en moyenne annuelle, la progression de la production de lait s’est située à 1,9% par an, au lieu de 5% entre 2009 et 2013.

Cette progression modérée a eu un impact sur la quantité des produits laitiers hors fromage et beurre importée, qui a été réduite au cours des années 2015 et 2016. Toutefois, la balance commerciale du lait et des produits laitiers est restée déficitaire, s’établissant à près de 640 millions de dirhams en 2017.

+La consommation nationale des produits laitiers au Maroc est au dessous de la norme recommandée par l’OMS+

Selon les résultats de l’Enquête nationale sur la consommation et les dépenses des ménages 2013-2014, la consommation nationale moyenne de lait et de produits laitiers au Maroc a été d’environ 59 litres par habitant en 2014, ce qui veut dire qu’elle était en dessous de la norme recommandée par l’OMS d’environ 11 points.

En effet, les citadins ont consommé presque deux fois plus de produits laitiers et de lait que les ruraux. En détails, plus de 50% de la consommation laitière a concerné le lait frais, notamment pasteurisé, 16% le petit-lait et 14% le fromage. La consommation de lait en poudre est restée relativement faible, ne dépassant pas 0,7 litre par habitant et par an.

Article19.ma

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