Voici les principaux titres développés par la presse hebdomadaire :

*La Vie éco. :

– Cette fois-ci sera peut-être la bonne. Saad Dine El Otmani prendra dans tous les prochains jours une décision à propos de la gestion des 13 polycliniques de la CNSS, clôturant ainsi un dossier en instance depuis plus d’une dizaine d’années. Il devra choisir entre deux options : accorder une dérogation à la Caisse pour qu’elle continue à gérer les établissements ou confier la gestion à un tiers dans le cadre d’un partenariat public et privé incluant la délégation et la prise de participation d’investisseurs marocains et étrangers. Ces propositions, retenues sur la base du rapport du cabinet Bearingpoint, ont été présentées à El Otmani depuis mai 2017 par un comité de pilotage constitué de représentants du chef du gouvernement, de la CNSS et de plusieurs ministères. – Bonne novelle ou pas, pour les porteurs de projets de construction d’immeubles ou de bâtiments. Le service de protection civile sera écarté du processus d’octroi des autorisations de construire. Les architectes le demandaient avec insistance, jugeant que la procédure est trop longue. Dans le projet, l’étude du volet protection incendie revient à un bureau d’études spécialisé et agréé. Ce choix ne fait pas l’unanimité dans le secteur de la construction.

*Finances news hebdo. :

– Mauvaise gouvernance. 20% des médicaments deviennent périmés à cause de la mauvaise gouvernance. Ces produits pourraient bien servir à soigner des personnes dans le besoin au lieu d’être détruits. Le Maroc, qui ne dispose pas de moyens humains et matériels pour bien gérer les stocks, se trouve dans l’incapacité de se débarrasser de ses produits impropres à la consommation. Dans le nouveau plan santé, le département de tutelle doit traiter cette question en urgence.

– Le crédit bancaire peine à se relancer. Selon les dernières statistiques de Bank Al Maghrib, le rythme de progression annuelle du crédit bancaire atteint 2,5% à fin septembre 2018, après 2,4% un mois auparavant. Par objet économique, le rythme de progression des facilités de trésorerie s’est accéléré de 1,3% à 3,1%. A l’inverse, les prêts de l’équipement ont vu leur croissance revenir à 4,1% après 7% le mois précédent.

*Challenge. :

– La réforme de la compensation est reportée d’une année sur l’autre en attendant des jours meilleurs où le courage politique l’emporterait sur l’opportunisme et sur la baisse d’une résistance face aux rentiers du gaz butane et du sucre. En 2019, le montant qui sera affecté à la compensation pourrait dépasser les 17 milliards de DH. Ce montant, qui reste en deçà du montant de la Taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers, devrait intégrer l’enveloppe globale du financement de la politique sociale et répondre aux appels de SM le Roi pour une réorganisation de moyens pour réduire les déficits dans ce domaine.

– Les dons en argent ou en nature accordés à des associations reconnue d’utilités publiques ne seront plus déductibles du résultat fiscal de l’entreprise donatrice. En effet, ces dons ne seront plus traités comme des charges déductibles fiscalement. D’après le PLF 2019, le financement des associations devra être soumis à un contrôle gouvernemental. Seuls pourront être déductibles les dons en argent ou en nature octroyés aux associations dont la liste est fixée par décret ayant conclu avec l’Etat une convention de partenariat en vue de la réalisation de projet d’intérêt général. Les acteurs de la société civile accepteront difficilement cette restriction qui n’a pas seulement une portée financière.

*Tel Quel. :

– « Aujourd’hui 65% de la population marocaine vit dans les villes, et dans quelques années, ce sera 75% », a affirmé Abdelahad Fassi-Fihri, ministre en charge de l’habitat. « C’est un phénomène irréversible et nos villes ne sont toujours pas prêtes à faire face à cette pression. C’est pour cela que nous souhaitons réhabiliter la planification urbaine », a-t-il suggéré dans un entretien.

– Le taux d’endettement du Maroc ne cesse de s’aggraver. Il atteindra 66,3% du PIB à fin 2018, en progression par rapport à 2017. Le rapport sur la dette accompagnant le PLF 2019 note que durant les quatre dernières années, le rythme de progression de l’endettement a baissé par rapport à la période de 2009-2014, passant de 9 à 5%. Cette baisse du rythme traduit l’importance accordée au rétablissement des équilibres macro-économiques par le gouvernement. Le déficit budgétaire a ainsi été ramené de 7,2% en 2012 à 4,3% en 2016, puis 3,5% en 2017.

*Le Nouvelle Tribune.:

– La CGEM fait de nouveau parler d’elle! En effet, à la faveur de la réélection d’Abdelhakim Benchamach au poste de président de la Chambre des Conseillers, le groupe de la CGEM, en une démarche peu respectueuse des procédures démocratique, a évincé Neïla Tazi de son poste au projet d’un autre conseiller, Abdelhamid Souiri. Cet épisode peu glorieux pour la CGEM appelle plusieurs commentaires et constats. Les membres du groupe, en tout cas, n’ont pas pu justifier leur démarche en excipant d’un mauvais bilan de Tazi au terme de trois années de sa mandature. En terme d’image, la CGEM, qui fut présidée deux mandats durant par une femme de grande qualité, Miriem Bensaleh, montre désormais que les démons du machisme ont repris du poil de la bête sous le mandat de son successeur, Salaheddine Mezouar qui n’a pas craint, pour l’occasion de revenir sur un acquis fort et positif, conforme aux dispositions constitutionnelles.

– Les priorités du PLF 2019 sont de trois ordres: L’appui aux politiques sociales, la réduction des inégalités et l’impulsion d’une nouvelle dynamique à l’investissement et au soutien de l’entreprise. S’agissant de ce dernier volet, la volonté se traduit par la révision du barème actuel de l’IS, l’appui à la PME et à la TPE à travers la réduction des délais de paiement et l’accélération du remboursement des surplus de TVA, et enfin l’amélioration de l’accès au financement. Il s’agit de mesures importantes, qu’il faut instaurer rapidement, mais qui, malheureusement, ne suffiront pas à satisfaire à la nouvelle dynamique d’investissement. Si l’investissement public de 190 milliards de DH en 2019 continuera d’être la locomotive du secteur privé, cela ne suffira pas pour booster durablement cette dynamique promise.

Maroc Hebdo.:

– Le syndicat des avocats au Maroc s’attaque au décret actant le maintien permanent de l’heure GMT+1, entré en vigueur le 26 octobre. Dans un communiqué, l’association qualifie ce texte « d’anticonstitutionnel » et se dit « déterminée » à introduire un recours judiciaire pour obtenir son annulation. Ce recours est autorisé par la loi instituant les tribunaux administratifs de 1993. Dans ce texte, il est précisé que la Chambre administrative près la cour de cassation statue, en premier, dans ce genre de recours. Pour rappel, le décret du GMT+1 a été signé par le chef de gouvernement, Saâd Edine El Otmani, et contresigné par le ministre délégué chargé de la réforme de l’administration et de la fonction publique.

– Face à un endettement du Trésor, des établissements publics difficilement soutenable et à un budget dont le déficit risque de monter à 3,7% du PIB, le gouvernement El Otmani n’avait d’autre solution que de recourir à la privatisation. Le projet de loi prévoit d’introduire deux entreprises. La première est le célèbre hôtel de la Mamounia de Marrakech, appartenant à l’ONCF, la ville de Marrakech et la CDG. La seconde entreprise à introduire sur la liste est la centrale thermique de Tahadart, dont le capital est détenu par l’ONEE et Endesa Generacion et Siemens Project Ventures. Ces deux entreprises font partie d’une liste non encore définitive de privatisables. Les recettes générées de ces privatisations permettront d’alimenter le budget de l’Etat et le Fonds Hassan II pour le développement économique et social. Le ministre de l’Economie et des Finances a indiqué que l’enveloppe atteindra 10 milliards de DH.

*Le Canard libéré. :

– La hausse de la cotisation minimale prévue dans le projet de loi de finances 2019 se justifie par l’ampleur des entreprises déclarant des déficits depuis au moins de 10 années successives. Elles sont au nombre de 40.000 selon les chiffres donnés récemment par le ministre de l’Economie et des finances. Dès lors qu’elles ne réalisent pas de bénéfice pendant toutes ces années, ces sociétés doivent normalement déposer le bilan et mettre la clé sous la porte. Il s’agit vraisemblablement d’entreprises faussement déficitaires que Benchaaboun a menacées de contrôles fiscaux, voire de poursuites judiciaires. « Il faut que les entreprises concernées commencent à rentrer dans le circuit de déclarations », a-t-il affirmé.

* Le Reporter.:

– Le secteur phoenicole se porte bien. Selon le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch, la production des dattes au Maroc a considérablement augmenté ces dernières années. Dans le cadre du programme de plantation de 3 millions de palmiers d’ici à l’échéance 2020, le nombre de palmiers plantés est aujourd’hui de 2,3 millions. Il reste à planter 700.000 d’ici deux ans, a-t-il ajouté. Grâce à ce programme, il y aura une production de 70.000 à 100.000 tonnes supplémentaires. Le Maroc est un pays importateur des dattes, avec des importations atteignant entre 30.000 et 40.000 tonnes par an. Mais avec ce rythme de production, le Royaume devrait passer d’un pays importateur à un pays exportateur de dattes, notamment le Mejhoul.

– Le secrétaire général du parti de l’Istiqlal, Nizar Baraka, a mis l’accent sur le positionnement du parti dans l’opposition en tant que force de proposition. Il s’est élevé contre l’improvisation dans la gestion par l’actuel gouvernement qui a tourné le dos aux revendications sociales et qui, selon lui, manque de vision globale. S’agissant du secteur de l’enseignement, Nizar Baraka a rappelé le refus du parti de l’Istiqlal de toute atteinte à la gratuité de l’enseignement, convaincu que tout renoncement à cet acquis ne fera que transformer le secteur en un moyen d’élargir les disparités et de consacrer la précarité de la classe moyenne qui paiera l’enseignement, ce qui précipitera sa paupérisation, surtout face à la cherté de la vie.

* Le Temps.:

– Le BTP est le secteur le plus touché au Maroc par les accidents de travail et enregistre aussi la mortalité la plus élevée! Les chutes de grues notamment sont de plus en plus fréquentes, posant la question cruciale de la sécurité sur ces lieux de travail et des responsabilités. Plusieurs personnes dénoncent la corruption ou la vénalité de certaines entreprises de BTP, tandis que d’autres tiennent pour responsable le ministère de tutelle qui aurait lâché du lest dans les contrôles sur la sécurité. Saïd Essaïdi, directeur général de Promot, société spécialisée dans l’importation et la distribution de grues, explique qu’aujourd’hui le secteur relatif aux engins de construction est régi par une législation qui remonte à 1953! Une révision de l’arrêté est actuellement en cours. La nouvelle réglementation permettra une mise à niveau par rapport aux normes européennes.

– Le ministère des Affaires étrangères et la Coopération internationale a entamé une réforme dont le nouveau portail « consulat.ma » n’est que le premier jalon. La nouvelle plateforme est une première étape dans un vaste chantier de réforme consulaire. Outre la simplification des procédures, le nouveau portail servira à uniformiser les démarches pour les différentes prestations consulaires fournies par les ambassades et les consulats. Il permettra également de traiter les différentes demandes avec célérité et transparence et d’éviter aux demandeurs les déplacements dans les consulats parfois éloignés de leur lieu de résidence. Parmi les services en ligne proposés, figurent en bonne place l’établissement de la carte d’identité, du passeport, des laissez-passer, des casiers judiciaires et des livrets de famille.

Article19.ma

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.