En Tunisie, Rached Ghannouchi défend les libertés des homosexuels à condition qu’elles ne franchissent pas les portes des maisons. Dans des déclarations au siteYabiladi, les Marocains Mohamed El Fizazi et le très controversé Abdelbari Zemzemi affirment qu’ils sont du même avis. 

Le Tunisien Rached Ghannouchi relance le débat sur l’homosexualité dans le monde musulman. « Dans la société régie par l’islam, elle est considérée comme un crime » et « interdite dans la sphère publique », déclare le chef du parti Ennahda à un média français. Seulement il précise que la religion « ne fait pas intrusion dans l’intimité des individus, dans les maisons ».

Ghannouchi s’est dit favorable à une dépénalisation de l’homosexualité tant qu’elle demeure cloîtrée dans les domiciles. Mais au-delà de cet espace elle « est interdite dans la sphère publique », a-t-il martelé.

El Fizazi est du même avis, déclare que« L’homosexualité est un péché, un crime contre la nature humaine et les valeurs de l’Islam », assure Mohamed El Fizazi dans des déclarations à Yabiladi. « Néanmoins, nous n’avons pas le droit d’espionner les gens à l’intérieur de leurs maisons. Chez moi, j’ai le droit de boire du vin de jouer aux jeux du hasard ».

De son côté, Abdelbari Zemzemi apporte son soutien sans ambages aux déclarations du Tunisien Rached Ghannouchi. « C’est un avis parfaitement conforme à la Chariaâ », nous confie-t-il. « Et même si une personne est témoin accidentellement de rapports entre deux individus du même sexe, elle n’est pas autorisée à divulguer ce qu’elle a vu », ajoute le très controversé cheikh. Zemzemi déplore que la majorité ignore ce que prône la loi musulmane et sur l’homosexualité et sur d’autres questions sensibles.

Article19.ma

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